La Bulgarie ne signera pas le CETA sans exemption de visa

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 (Actualisé avec propos du ministre-président wallon) 
    SOFIA, 19 octobre (Reuters) - Le gouvernement bulgare ne 
signera pas le traité commercial de libre échange entre l'Union 
européenne et le Canada (CETA) sans avoir obtenu des garanties 
irrévocables concernant une exemption de visa pour ses 
ressortissants désirant aller au Canada. 
    Pour entrer en vigueur, cet accord qui a été le fruit de 
cinq années de négociations doit être approuvé à l'unanimité des 
Etats membres de l'UE. 
    Les autorités canadiennes ont promis d'exempter de visa 
certains ressortissants bulgares à partir du mois de mai, mesure 
qui sera étendue à tous les résidents de Bulgarie d'ici la fin 
2017. 
    "La décision est de ne pas signer le CETA sans l'existence 
de garanties irréversibles de la part du gouvernement canadien 
d'une entrée libre de tous les citoyens bulgares", a déclaré le 
gouvernement de Sofia dans un communiqué. 
    La Roumanie a formulé une demande identique. 
    Pour l'instant, la signature de l'accord est surtout bloquée 
par le "non" opposé par le Parlement de Wallonie.  
    Ses élus ont adopté une motion demandant à l'exécutif 
régional de ne pas déléguer ses pouvoirs au gouvernement belge 
pour approuver le traité.   
    Le ministre-président wallon, Paul Magnette, a suggéré 
mercredi de reporter le sommet prévu le 27 octobre lors duquel 
l'accord devrait être officiellement signé, en présence du 
Premier ministre canadien, Justin Trudeau. 
    Il a confié que des entretiens avec des responsables 
canadiens avaient permis de lever certains doutes, mais pas 
tous. "Il y a beaucoup de problèmes", a-t-il dit sur les ondes 
de la radio belge La Première. 
    "Ce traité va affecter la vie de 500 millions d'Européens et 
de 35 millions de Canadiens pendant des années et des années. Il 
n'y a pas urgence. On peut prendre quelques semaines, quelques 
mois pour analyser les problèmes et les surmonter", a-t-il 
ajouté. 
    La Wallonie, a-t-il rappelé, dit n'avoir pas toutes les 
garanties sur le fonctionnement du futur organisme de règlement 
des différends prévu par le traité.  
    Certains détracteurs de cet organisme craignent qu'il ne 
donne aux compagnies multinationales les moyens de peser 
directement sur les politiques publiques.  
 
 (Tsetelia Tsolova, avec Philip Blenkinsop et Alastair Macdonald 
à Bruxelles, Pierre Sérisier et Gilles Trequesser pour le 
service français) 
 
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