La Bulgarie, ce n'est pas l'Amérique

le , mis à jour à 05:59
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La Bulgarie, ce n'est pas l'Amérique
La Bulgarie, ce n'est pas l'Amérique

A priori, battre la Bulgarie, ce n'est pas l'Amérique. La 74e nation au classement Fifa débarque en France sans aucune star dans ses bagages, et le successeur de Hristo Stoitchkov, Ballon d'or 1994, n'est sans doute pas encore né. Vingt-trois ans après l'un des plus beaux cauchemars de notre sélection, Didier Deschamps et Kostadinov sont toujours là, mais le premier a pris du recul, sur le banc, quand le second, Georgi de son prénom, n'est qu'un homonyme, encore loin du glorieux passé d'Emil. Et pour le triste spectacle d'un football français divisé, éparpillé façon puzzle, fractionné, en lutte et en crise, les présidents de clubs de Ligue 1 et Ligue 2 sont passés par là cette semaine, privant les Bleus d'une possibilité de ridicule.

Du moins, on espère qu'ils ont passé leur tour. D'ailleurs, il y a bien longtemps, depuis le crépuscule de l'ère Domenech, que les Tricolores n'ont pas failli face à un prétendu plus faible même si l'Ukraine, un jour, a failli nous convaincre de l'inverse. Bref, on peut jouer à « Shérif, fais-moi peur », convoquer les fantômes du Parc des Princes une nuit de 17 novembre, espérer que la sono du Stade de France ne crachera pas « Kalinka » avant le match, la France vice-championne d'Europe roule à une vitesse que ne peut normalement pas rattraper un pays qui ne s'est plus qualifié pour la Coupe du monde depuis 1998.

On dirait quand même que ces Bulgares aiment bien la France... Le raisonnement se heurte à la performance française en Biélorussie, un 0-0 qui les prive d'ores et déjà du moindre joker ?

Un mois et un jour plus tard, le décor a changé, les championnats reprenant, la Ligue des champions s'invitant, les rencontres s'enchaînant. Tous les Bleus avancent avec une meilleure condition physique et les attaquants ont retrouvé le sens du but. Griezmann, Gameiro, Fekir, Payet relèvent le niveau chaque week-end et Didier Deschamps a vraiment le choix. Pour accompagner ...

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