La Buba pense que la Grèce aura besoin d'aide d'ici 2014

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LA BUNDESBANK PENSE QUE LA GRÈCE AURA DE NOUVEAU BESOIN D'UNE AIDE FINANCIÈRE D'ICI 2014
LA BUNDESBANK PENSE QUE LA GRÈCE AURA DE NOUVEAU BESOIN D'UNE AIDE FINANCIÈRE D'ICI 2014

BERLIN (Reuters) - La banque centrale allemande s'attend à ce que la Grèce ait besoin au plus tard début 2014 d'un nouveau soutien financier de ses partenaires européens, rapporte dimanche l'hebdomadaire Der Spiegel, citant un document de la Bundesbank.

L'information pourrait relancer le débat en Allemagne sur l'attitude de la chancelière Angela Merkel, soupçonnée par certains de minimiser délibérément la situation financière de la Grèce pour ne pas compromettre ses chances de remporter les élections du 22 septembre.

Ses opposants, à commencer par Peer Steinbrück, le chef de file du Parti social-démocrate (SPD), l'accusent ainsi de dissimuler aux contribuables les risques de voir l'Allemagne contrainte de financer une nouvelle aide à Athènes.

La Grèce a déjà utilisé 90% des quelque 240 milliards d'euros d'aides que lui ont promis l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) depuis le début de la crise, alors que le plan d'assistance est censé durer jusqu'à la fin 2014.

Angela Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, assurent régulièrement que le redressement de la Grèce est en bonne voie et rejettent l'hypothèse de la nécessité d'une nouvelle aide ou d'un allègement de la dette grecque.

Dans le document cité par le Spiegel, présenté comme un rapport de la Bundesbank destiné au ministère allemand des Finances et au FMI, la banque centrale prédit que les Etats européens "vont certainement s'accorder sur un nouveau plan d'aide à la Grèce" d'ici début 2014 au plus tard, explique l'article.

Ni la Bundesbank ni le ministère allemand des Finances n'étaient disponibles dans l'immédiat pour commenter ces informations.

La Buba, ajoute l'hebdomadaire, qualifie en outre d'"extrêmement élevés" les risques liés au plan d'aide en cours et critique le feu vert donné le mois dernier au versement à Athènes d'une enveloppe de 5,8 milliards d'euros, une décision qu'elle juge "motivée par des intérêts politiques".

Noah Barkin, Marc Angrand pour le service français, édité par Tangi Salaün

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