La "branche nord" du Mouvement islamique interdite en Israël

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JERUSALEM, 17 novembre (Reuters) - Le gouvernement israélien a dissous mardi la "branche nord" du Mouvement islamique, accusé d'être le principal instigateur des violences liées au statut de l'esplanade des Mosquées qui ont éclaté début octobre. Des perquisitions ont été effectuées dans 17 locaux de l'organisation, qui représente des Arabes israéliens, et plusieurs de ses comptes bancaires ont été gelés. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu accuse le Mouvement islamique, qui possède ses propres systèmes éducatif et religieux, de mener une "campagne malhonnête" en prétendant que l'Etat hébreu a l'intention de modifier le statut de l'esplanade des Mosquées. Lieu saint de l'islam et du judaïsme, le site est administré par les autorités religieuses jordaniennes. Les juifs, qui l'appellent Mont du Temple, peuvent s'y rendre mais pas y prier, ce que certains contestent. Les Palestiniens craignent que les visites régulièrement organisées par des mouvements juifs auxquels des élus s'associent parfois finissent par remettre en cause ce statut. Depuis le 1er octobre, les violences liées à ces tensions ont coûté la vie à 14 Israéliens et à 78 Palestiniens, dont 47 ont été tués au cours d'agressions, selon la police. "Beaucoup d'attaques ont été commises sur fond d'incitations et de propagande" du Mouvement islamique, dit le chef du gouvernement israélien dans un communiqué. Le cheikh Raëd Salah, chef de file de l'organisation, a annoncé son intention de saisir la justice pour contester l'interdiction. Il a été condamné en octobre à 11 mois de prison pour incitation à la haine en raison d'un sermon prononcé en 2007. (Maatan Lubell, Ali Sawafta, Nidal al-Mughrabi et Dan Williams, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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