La BPCE et LCL vont lancer le portefeuille électronique de Visa

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Il permettra aux Français de payer leurs achats en ligne plus simplement et avec davantage de sécurité.

Un nouveau portefeuille électronique va voir le jour. Après Paylib, dévoilé par BNP Paribas, la Société générale et La Banque Postale fin septembre, c'est au tour de Visa Europe de présenter le sien: V.me. Les Caisses d'épargne, les Banques populaires et LCL ont annoncé mercredi qu'elles le lanceraient bientôt en France. Deux autres banques suivront l'an prochain. Et ce lancement ne sera pas le dernier. MasterCard promet lui aussi pour bientôt le déploiement de son portefeuille MasterPass.

Ces «wallets» vont simplifier et sécuriser les paiements en ligne. Pour régler avec V.me, le client donne seulement une adresse mail et un code secret. Il a enregistré au préalable les numéros de ses cartes bancaires (qu'elles soient Visa, MasterCard, ou même l'an prochain American Express, et quelle que soit sa banque) dans le portefeuille. Ils n'en sortent plus. Le commerçant n'y a pas accès.

Trop peu de commerçants

Le souci? V.me est aujourd'hui accepté par seulement 1.400 sites marchands en Europe, pour l'essentiel au Royaume-Uni. En France, ils ne seront qu'une centaine d'ici à la fin de l'année et les poids lourds du secteur manquent à l'appel. Leclerc Drive ou Brandalley n'ont pas caché leur intérêt, mais ils franchiront le pas plutôt l'an prochain. «L'écosystème se prépare» explique Laurent Bailly, responsable du projet chez Visa Europe.

Deux mois après son lancement, le rival Paylib n'a pas marqué beaucoup plus de points. Certes, 120.000 clients l'ont déjà choisi. Mais le réseau d'acceptation progresse lentement. Vente-privée.com permet de payer ainsi depuis mercredi seulement et voyages-sncf.com n'est pas encore opérationnel.

«Pour l'instant, c'est surtout une bataille de communication» remarque Alice Stoeffler, consultante senior chez Deloitte. Inquiètes de la percée des start-up promptes à imaginer de nouvelles solutions de paiement, décontenancées par la montée en puissance de Paypal, les banques, ainsi que Visa ou MasterCard, veulent occuper le terrain. Avec de bonnes chances de gagner. «Les études montrent que les consommateurs ont confiance dans ces solutions si elles sont développées par une marque forte, comme Visa, et proposées par leur banque» rappelle Fabrice Denèle, directeur des moyens de paiement chez BPCE.

Moins cher que Paypal pour le commerçant, V.me a d'autres atouts face à Paylib. Avec lui, le client pourra payer des e-commerçants dans toute l'Europe. Surtout, les Français pourront l'ouvrir directement depuis un site marchand, sans avoir au préalable à contacter leur banque. C'est ce qui a fait le succès de Paypal. D'ici 2020, selon Visa, un tiers des Européens devrait détenir un portefeuille électronique.

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