La Bourse manquera-t-elle de carburant ?

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(lerevenu.com) - Avec un tel manque d'allant conjoncturel, la Bourse qui avait si bien débuté l'année ne va-t-elle pas finir par manquer de carburant ? C'est Laurent Fabius s'est chargé d'annoncer la mauvaise nouvelle, avant même le ministre de l'Économie : ?Il y avait une prévision de 1,2%. Ensuite, elle a été revue à 0,8% et maintenant, comme les choses en Europe n'ont pas l'air d'être fameuses, on va être obligés de la revoir en baisse?, a-t-il expliqué au micro de RTL. L'atteinte de l'objectif d'un déficit public ramené à 3% du produit intérieur brut d'ici à fin 2013 paraît donc bien compromise. 

Aurel Bgc pose bien l'équation, aujourd'hui, pour la France, comme pour le reste du monde : ?Le  ?redressement' des économies développées ne se voit pour l'instant que dans les enquêtes de conjoncture. Les indicateurs d'activité, comme la production industrielle, restent encore mitigés. Certes, les exportations et la production industrielle chinoises se sont récemment redressées, mais l'interprétation de ces données doit être réalisée avec prudence.? 

Que disent les entreprises françaises cotées ? La publication des comptes 2012 leur donne, en effet, l'occasion de présenter leurs prévisions de ventes et de résultats pour 2013. Ici encore, le courtier ne déborde pas d'optimisme : ?L'élément le plus négatif provient des révisions en nette baisse des guidances sur le premier trimestre. Les discours restent ?modérément optimistes' sur 2013, mais la véritable reprise de l'activité est plus attendue au deuxième trimestre que sur le début de l'année. La progression des bénéfices par action passe encore par des restructurations, notamment en Europe, plutôt que par une hausse des chiffres d'affaires.? 

La vie sera donc difficile, en 2013, pour les entreprises cotées, en particulier pour celles qui tirent l'essentiel de leur chiffre d'affaires de la France. Mais, aux États-Unis aussi, les stratèges de marchés manient la prévision avec circonspection. Même si les entreprises cotées ont annoncé des résultats 2012 très majoritairement supérieurs aux attentes des analystes, et de belles hausses de dividendes à la clef, le retour à une croissance économique significative est attendu, là-bas, pour le second semestre. D'ici là, les restructurations et les rachats d'entreprises par offres publiques, animeront la cote. En France aussi, sans doute. C'est déjà ça. 

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