La bourse de Tokyo termine en forte baisse, notamment pénalisée par le commerce chinois

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L'indice Nikkei est repassé en territoire négatif depuis le début de l'année.
L'indice Nikkei est repassé en territoire négatif depuis le début de l'année.

L’indice Nikkei japonais a perdu 2,43% mardi, pénalisé en seconde moitié de séance par une mauvaise statistique sur les importations chinoises. La bourse de Shanghai, elle aussi pénalisée en séance par la statistique, a en revanche terminé en nette hausse (+2,92%).

Comme nous l’indiquions en début de semaine, les investisseurs avaient de nouveau les yeux tournés vers la Chine mardi matin, alors que le pays a publié ses statistiques de commerce extérieur pour le mois d'août.

Les exportations chinoises, qui étaient les plus surveillées, n’ont pas surpris négativement. Certes, les exportations se sont contractées de 5,5% en rythme annuel, mais le consensus des analystes prévoyait une baisse de 6%.

En revanche, la chute des importations est nettement plus conséquente que prévu : -13,8% en rythme annuel, contre -8,2% attendu. Même si les importations chinoises sont moins surveillées que les exportations, le chiffre reflète une nette diminution de la demande intérieure, ce qui n’est pas bon signe.

Réaction négative des marchés asiatiques, notamment au Japon

Ces statistiques, jugées globalement mauvaises, ont entraîné au cours de la nuit les indices asiatiques en baisse marquée. La bourse de Tokyo, qui clôturait une heure avant celle de Shanghai, n’a fait qu’accentuer sa dégringolade au cours de la séance, terminant en baisse de 2,43%.

Cette baisse journalière a fait repasser le Nikkei en territoire négatif depuis le début de l’année, et ce malgré le beau parcours haussier que l’indice avait connu depuis janvier. Au 10 août, l’indice japonais était à son plus haut annuel, et affichait une hausse de 19% depuis le début de l’année. Cette progression a été totalement effacée en seulement quelques semaines, avec le regain des doutes sur l’économie chinoise.

Les investisseurs japonais étaient par ailleurs attentifs à une salve de statistiques publiées sur l’économie nippone en matinée. Ces statistiques ont globalement confirmé le consensus des analystes, sans parvenir à redonner du baume au cœur aux opérateurs de marché. Selon les derniers chiffres, la baisse du PIB japonais au T2 aurait été moins forte qu’estimé dans un premier temps (-1,2% contre -1,6% précédemment estimé en rythme annuel). En revanche, les dépenses d’investissements des entreprises (Capex) se sont contractées très légèrement plus que prévu (-0,9% contre -0,8% prévu en rythme trimestriel).

Rebond à Shanghai et indices européens peu influencés

De manière contre-intuitive, les mauvaises statistiques du commerce chinois n’ont en revanche pas eu d’impact particulièrement négatif sur la bourse de Shanghai. Celle-ci, qui était tout de même pénalisée en milieu de séance, a connu un rallye haussier au cours des deux dernières heures de cotation. L’indice est ainsi rapidement passé de 3.015 points à 3.170 points en clôture, terminant en hausse de 2,92%. Encore une fois, l’indice chinois s’est caractérisé par une volatilité record, déconnectée des fondamentaux.

Les indices européens n’étaient, en matinée, pas affectés par ces nouvelles turbulences des marchés asiatiques. À 11h25, le CAC40 s’appréciait de 1,77%. Les marchés européens semblent bénéficier d’une salve de conseils de la part des grandes sociétés de gestion (à l’instar d’Edmond de Rothschild AM) pour alléger les positions sur les marchés émergents, au profit des marchés européens jugés plus stables et moins valorisés que les marchés américains.

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • s.mario3 le mardi 8 sept 2015 à 11:53

    QE ne fonctionnent pas là-bas. Le marché s'en rend enfin compte