La Bourse de Tokyo finit en légère baisse malgré la Fed

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LA CLÔTURE DE LA BOURSE DE TOKYO
LA CLÔTURE DE LA BOURSE DE TOKYO

TOKYO (Reuters) - La Bourse de Tokyo a fini en légère baisse jeudi, sous le coup d'un mouvement de prises de bénéfices après avoir atteint en séance un nouveau pic de 15 ans, et malgré la prudence affichée par la Réserve fédérale en matière de remontée des taux d'intérêt, qui fait bondir les autres places asiatiques. L'indice Nikkei a perdu 0,35%, soit 67,92 points, à 19.476,56 et le Topix, plus large, a cédé 6,65 points (-0,42%) à 1.575,81. L'indice regroupant les Bourses d'Asie (hors Japon) et du Pacifique progressait de 1,56% au moment de la clôture de Tokyo.

Depuis le début de la semaine, l'indice Nikkei affiche encore une hausse de 1,15% et, à moins d'une forte baisse vendredi, il devrait enchaîner un sixième gain hebdomadaire consécutif.

"L'élan haussier a vraiment été très vif et il sera difficile d'aller plus haut. Les investisseurs japonais vont probablement prendre leurs bénéfices avant la fin de l'exercice fiscal (le 31 mars)", a déclaré Hiroshi Ono, chargé des investissements chez Sumitomo Life Insurance.

Le compartiment financier (-1,07%) a accusé la plus forte baisse sectorielle, dans la foulée du repli des rendements des obligations souveraines japonaises.

Ceux-ci, comme ceux des emprunts du Trésor américain, ont reculé après que la Fed a laissé entendre que la remontée de ses taux d'intérêt sera moins rapide que ce qu'anticipaient jusqu'à présent les investisseurs.

Si elle a supprimé la référence à une attitude "patiente" dans son communiqué de politique monétaire, la Fed a aussi revu en baisse ses prévisions de croissance économique et d'évolution des taux au cours des prochaines années, suggérant la conjoncture aux Etats-Unis était désormais en mode "Boucle d'or" ("Goldilocks" en anglais), c'est à dire ni trop rapide, ni trop lente.

Du côté des valeurs individuelles, le titre Sharp a pris 2,15% après qu'une source a dit que le groupe d'électronique en difficulté allait supprimer environ 6.000 postes, soit 10% de ses effectifs.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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