La Bourse de Paris termine sur une note maussade sur fond d'incertitudes (-0,78%)

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La Bourse de Paris a terminé sur une note maussade mercredi (-0,78%), les investisseurs s'interrogeant sur la faisabilité du programme économique de Donald Trump.

L'indice CAC 40 a cédé 35,39 points à 4.501,14 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,2 milliards d'euros. La veille, le marché parisien avait pris 0,62%.

Parmi les autres marchés européens, Londres a lâché 0,63% et Francfort 0,66%. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a cédé 0,77%.

Après un démarrage dans le vert, la cote parisienne a changé de cap durant la matinée, reculant encore davantage en cours de séance.

"Les effets du bon accueil fait à la victoire à la présidence de Donald Trump se dissipent un peu, car il y a des doutes sur sa capacité à mettre en place ses promesses" économiques, observe auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamand Bleu Gestion.

Le 45e président américain a évoqué un vaste programme de relance économique, mais l'absence de précisions sur ce plan pèse sur le moral des investisseurs.

D'autre part, note M. Larrouturou, "il y a eu des prises de bénéfices dans les secteurs qui ont beaucoup monté" après la victoire de Trump, en particulier le secteur bancaire qui avait nettement rebumondi dans la foulée de la remontée des taux d'intérêts.

"Les secteurs favorisés par une hausse des taux se sont appréciés ces derniers jours. Maid depuis hier, on assiste à une modération, c'est une journée de transition", poursuit M. Larrouturou.

Enfin, "le marché s'inquiète de plus en plus du référendum italien (organisé le 4 décembre et qui portera sur une réforme constitutionnelle, ndlr). Le thème du risque politique revient après un sondage donnant six points d'avance au +non+ par rapport au +oui+", ajoute-t-il.

Les investisseurs ont eu plusieurs statistiques américaines à digérer. Parmi celles-ci, les prix à la production ainsi que la production industrielle ont stagné au mois d'octobre.

Egalement à l'agenda, les stocks hebdomadaires de pétrole brut aux Etats-Unis ont progressé nettement plus que prévu, mais la production a en revanche diminué.

Enfin, côté européen, les investisseurs avaient peu de grain à moudre en dehors du chômage au Royaume-Uni qui a légèrement reculé à 4,8% lors de la période de trois mois achevée fin septembre.

Du côté des valeurs, Bouygues (+2,65% à 30,96 euros) a été dopé par une publication bien accueillie, sa filiale Bouygues Telecom étant repassée dans le vert sur les neuf premiers mois de l'exercice 2016.

Les valeurs liées au secteur financier ont fini dans le rouge, à l'image de Société Générale (-1,17% à 40,00 euros), Crédit Agricole (-0,87% à 10,79 euros), BNP Paribas (-2,36% à 54,18 euros), Axa (-1,51% à 22,22 euros) et Natixis (-1,67% à 4,60 euros).

Schneider Electric (-2,93% à 61,95 euros) a reculé après la cession de près de 700 millions d'euros d'actions du groupe par Crédit Agricole et la banque publique Bpifrance à des investisseurs institutionnels.

Boiron (+5,61% à 80,32 euros) a profité de l'annonce d'une réorganisation de certaines activités marginales en France, qui devrait conduire à des regroupements d'établissements sans toutefois entraîner de suppressions de postes.

Implanet (-3,61% à 0,80 euros) a été pénalisé par l'annonce d'une levée de 6,9 millions d'euros lors d'une augmentation de capital.

MGI Coutier (-5,72% à 23,40 euros) a souffert après un chiffre d'affaires en hausse de 6,6% au troisième trimestre mais dont le rythme a baissé par rapport au premier semestre.

lem/ef/aro


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