La Bourse de Paris retient son souffle

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L. Grassin
L. Grassin

(lerevenu.com) - A moins d'un compromis de dernière minute au Congrès entre républicains et démocrates, sur la réforme du système de santé américain, les Etats-Unis se dirigent vers une paralysie budgétaire dès lundi minuit heure locale.

A moins d'un compromis de dernière minute au Congrès entre républicains et démocrates, sur la réforme du système de santé américain, les Etats-Unis se dirigent vers une paralysie budgétaire dès lundi minuit heure locale. Les agences gouvernementales ne seront plus financées et ce blocage institutionnel va mettre au chômage 800.000 fonctionnaires. Un accord à l'arraché s'est déjà vu par le passé, mais ce matin, les investisseurs anticipent clairement un échec : le CAC40 cède plus de 1% à 4.140 points. Ils redoutent que la croissance américaine ne soit sérieusement amputée par de telles mesures automatiques. Certains économistes estiment les conséquences à plus de 1 point de croissance.

WALL STREET

Wall Street a fini sa course dans le rouge vendredi soir, pénalisé par les craintes concernant une possible fermeture gouvernementale, sur fond de bataille budgétaire aux Etats-Unis. Le gouvernement américain atteindra le fameux plafond d'endettement mardi, ce qui laisse donc peu de temps au Congrès. En cas d'insuccès, des centaines de milliers d'employés fédéraux seraient privés de travail temporairement. Comme souvent, la Maison Blanche et le clan républicain peinent à s'entendre sur les coupes budgétaires, ainsi que sur les autres questions de gestion du budget et de la fiscalité. Le DJIA a clôturé en baisse de 0,46% à 15.258 pts, le Nasdaq a reculé de 0,15% à 3.781 pts, et le S&P500 a cédé 0,41% à 1.692 pts.

ECO ET DEVISES

En Europe, ont été publiées les ventes de détail allemandes d'août (+0,5% contre +0,8% attendu).

Selon les derniers chiffres de l'Insee, les prix à la production pour le marché français ont augmenté de 0,3% en août après 0,7% le mois précédent.

Aux Etats-Unis, l'indice PMI de Chicago en septembre (15h45 : consensus 54) et l'indice manufacturier de la Fed de Dallas pour septembre (16h30 : consensus 5) sont au programme.

La parité euro / dollar atteint 1,3503 ce matin. Le baril de Brent se négocie 107,79$ et le WTI 101,55$ pour l'échéance de novembre. L'once d'or se traite 1.337$ (-0,02%).

VALEURS EN HAUSSE

* Trigano (+5,30% à 12,28 Euros) : Les investisseurs saluent l'annonce d'un chiffre d'affaires annuel de 818,2 millions d'euros, en croissance de 10,5% en données publiées (-6,3% à périmètre comparable). Le CM-CIC revoit à la hausse ses estimations ainsi que son objectif de cours de 11 à 13,5 euros. Le broker passe également de conserver à accumuler sur le dossier.

VALEURS EN BAISSE

* Vivendi (-0,80% à 17 Euros) : le groupe émirati Etisalat a annoncé hier la prolongation jusqu'au 31 octobre de son offre sur Maroc Telecom. La période de validité de l'offre fait à Vivendi pour racheter ses 53% de parts dans Maroc Telecom a été portée du 25 septembre au 31 octobre, a ainsi indiqué le géant émirati des télécommunications dans un communiqué. Le groupe rappelle que son offre, faite le 22 juillet, valorise l'action de Maroc Telecom à 92,6 dirhams marocains, soit 3,9 milliards d'euros pour la participation de Vivendi. L'Etat marocain, qui détient 30% de Maroc Telecom, s'est montré ouvert à cette opération, tout en exigeant des garanties de la part du repreneur en matière d'investissements dans les infrastructures mobiles et haut débit. Pour sa part, Vivendi espère boucler la vente de Maroc Télécom d'ici à la fin de l'année, dans le cadre de sa stratégie de recentrage sur les médias. Le groupe français, qui a annoncé cet été la cession de sa filiale de jeux vidéos Activision, prépare aussi la scission de SFR, le 2ème opérateur français de téléphonie mobile.

* ArcelorMittal (-1,30% à 10,03 Euros) : l'aciériste a signé un accord stratégique avec Sider en vue d'un investissement de 763 millions de dollars (565 millions d'euros) en Algérie. L'accord finalisé ce week-end prévoit un plan d'investissement destiné au complexe sidérurgique d'Annaba et aux mines de Ouenza et de Boukhadra.

* AXA (-0,85% à 17,25 Euros) : AXA Private Equity devrait annoncer en ce début de semaine son émancipation. Le gestionnaire d'actifs va prendre son indépendance vis-à-vis de l'assureur via un rachat par son management. Sa présidente Dominique Senequier a expliqué au 'Financial Times' qu'il allait, avec ses cadres, reprendre 46% du capital de la structure. AXA conserverait 21% des parts et le solde irait à des investisseurs, dont 20% à de riches familles françaises et 13% au Crédit Mutuel. Le nouveau patronyme de la société sera annoncé aux employés aujourd'hui. L'ancien AXA PE serait valorisé 510 millions d'euros, dont 150 millions d'euros "d'earn-out" liés à la performance.

* L'Oréal (-0,30% à 127,30 Euros) : le groupe aurait acquis le distributeur brésilien Emporio Body pour 240 millions de réals (environ 79 millions d'euros), selon le blog d'un journaliste du 'Globo', qui ne cite pas ses sources. L'agence Bloomberg, qui rapporte l'information, n'a pas réussi à avoir de commentaires des protagonistes.

* Sodexo (-1,25% à 68,25 Euros) : l'agence de notation Fitch confirme la note 'BBB+', avec perspective "stable", expliquant que le profil financier du groupe reste en ligne avec sa notation actuelle, étant donné qu'il continue à générer un free cash flow positif après dividendes.

* BIC (-0,60% à 85,80 Euros) : le groupe a finalisé l'acquisition des actions dans le cadre de l'option d'achat pour augmenter sa participation de 40% à 55% dans les 7 entités de Cello Pens pour 2,9 milliards de roupies indiennes (35,2 millions d'euros). Les états financiers de Cello Pens seront consolidés dans les comptes du Groupe BIC à partir du 1er octobre 2013.

* Bull (-2,30% à 2,97 Euros) : la société concrétise ses velléités de croissance externe en rachetant FastConnect, une société française leader dans les architectures applicatives distribuées, qui permet au groupe de renforcer ses compétences dans le "big data" (gestion de données très lourdes) ou le cloud (informatique dématérialisée). Bull ne fournit pas de données sur le prix de son acquisition, ni sur les performances financières de FastConnect, hormis le fait qu'elle emploie 120 personnes et qu'elle connaît une croissance annuelle d'activité de l'ordre de 20% depuis sa création en 2004.

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