La Bourse de Paris reste prudente avant l'issue du scrutin américain (+0,35%)

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La Bourse de Paris a opté pour la prudence mardi (+0,35%), les investisseurs restant sur leurs gardes avant de connaître l'issue du scrutin présidentiel américain.

L'indice CAC 40 a pris 15,68 points à 4.476,89 points, dans un volume d'échanges faible de 2,8 milliards d'euros. La veille, le marché parisien avait fini en nette hausse de 1,91%, rassuré par l'absence de poursuites du FBI contre la candidate démocrate Hillary Clinton qui a la faveur de la finance mondiale.

Parmi les autres marchés européens, Londres a fini en hausse de 0,53% et Francfort de 0,24%. De son côté, l'Eurostoxx 50 a progressé de 0,47%.

La cote ne s'est pas éloignée de l'équilibre depuis l'ouverture tandis que la Bourse de New York a démarré la séance en baisse.

"Après la hausse d'hier", le marché est "de nouveau dans une période d'attentisme", constate Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.

"Les investisseurs ont ajusté leurs positions hier et restent un peu sur la touche aujourd'hui", limitant leurs initiatives face aux risques que représente le scrutin, ajoute-t-il.

Les électeurs américains ont commencé à se rendre aux urnes mardi pour faire de la démocrate Hillary Clinton la première femme présidente des Etats-Unis ou donner les clés de la Maison Blanche au républicain et populiste milliardaire Donald Trump.

"Le risque que fait peser le scrutin présidentiel américain reste important pour les investisseurs", note pour sa part Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Même si l'attention des marchés est restée massivement tournée vers l'élection américaine, les opérateurs ont aussi pris connaissance de statistiques publiées en Chine marquées par un nouveau plongeon des exportations en octobre pour le septième mois consécutif.

En Grande-Bretagne, la production industrielle a reculé de 0,4% en septembre sur un mois, pénalisée une nouvelle fois par les mauvaises performances du secteur pétrolier tandis que les chiffres décevants de l'excédent commercial et de la production industrielle en Allemagne au mois de septembre confirment le yo-yo de l'économie du pays pendant l'été.

Les investisseurs ont par ailleurs eu à analyser des "résultats de société un peu disparates", relève M. Larrouturou.

Sur le terrain des valeurs, Crédit Agricole a pris 5,64% à 10,28 euros pour finir en tête du CAC 40, soutenu par un bénéfice au troisième trimestre gonflé à 1,86 milliard d'euros par la plus-value générée par la finalisation de sa sortie des caisses régionales cet été, avec l'opération Eureka.

Amundi a profité également (+2,20% à 45,21 euros) de la confirmation par Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole SA (CASA), principal actionnaire du groupe, du dépôt d'une offre d'achat en vue d'acquérir Pioneer Investments.

Eiffage a progressé de 0,41% à 66,28 euros. Le groupe a confirmé attendre une "légère baisse" de son activité en 2016, alors que son chiffre d'affaires est resté quasi stable au troisième trimestre à 3,56 milliards d'euros.

ArcelorMittal a perdu 4,34% à 5,87 euros, pénalisé par la perspective d'une baisse de rentabilité du géant mondial de la sidérurgie au quatrième trimestre, malgré un bénéfice net de 700 millions de dollars au troisième trimestre.

Atos a engrangé 0,91% à 94,70 euros après l'annonce de l'augmentation attendue de son bénéfice net, hors éventuelle opération d'acquisition, de 40% de 2017 à 2019.

CGG a été pénalisé (-28,51% à 16,55 euros) par des résultats inférieurs aux attentes au troisième trimestre, toujours affectés par la faiblesse des prix du pétrole, et a dit s'attendre à une nouvelle année difficile en 2017.

ADP a reculé de 0,33% à 90,40 euros. Le chiffre d'affaires consolidé du groupe est quasi stable sur les neuf premiers mois de l'année "grâce à la résistance de l'ensemble des activités" dans un contexte "difficile".

Tessi a profité (+2,03% à 139,84 euros) d'une activité restée soutenue au troisième trimestre, toujours portée par sa principale division, celle spécialisée dans le traitement de documents, notamment des chèques.

Oeneo a perdu 4,67% à 7,75 euros lesté par un premier semestre inférieur aux attentes avec une hausse de 28% de son chiffre d'affaires au premier semestre de son exercice décalé 2016/17, grâce à ses deux divisions, bouchage et élevage.

cc/ef/nth


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