La Bourse de Paris repart dans le rouge

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(lerevenu.com) - Les questions concernant le blocage budgétaire et le plafond de la dette aux Etats-Unis sont loin d'être résolues, mais les avancées de fin de semaine dernière, valident le scénario qu'un défaut de paiement américain n'arrivera pas.

La forte hausse de vendredi a salué ce constat. Pour autant, les investisseurs préfèrent prendre leurs bénéfices ce matin, le CAC40 cédant 0,60% sous les 4.200 points. Le suspense demeure entier sur la capacité du Trésor à honorer ses échéances à compter de la date fatidique du 17 octobre... Côté valeurs, Peugeot fait la 'Une' et chute de 8% dans les premières minutes, alors que l'Etat compte jouer un rôle majeur dans la recapitalisation du groupe... Dassault Systemes s'effondre aussi, à cause d'un avertissement...

WALL STREET

Au lendemain d'un vif rebond, Wall Street a une fois encore terminé sa course en nette progression vendredi soir, toujours soutenu par les espoirs d'un déblocage rapide de la situation aux Etats-Unis concernant le budget et le plafond de la dette. Du côté des sociétés, JP Morgan et Wells Fargo sont les premières banques à publier leurs résultats trimestriels pour cette "saison". Par ailleurs, l'indice du sentiment des consommateurs est ressorti à son plus bas niveau depuis janvier... Le DJIA a gagné 0,73% à 15.237 pts, le Nasdaq a progressé de 0,83% à 3.792 pts, et le S&P500 a encore repris 0,63% à 1.703 pts.

ECO ET DEVISES

La production industrielle de la zone euro en août est attendue à 11h00 (consensus +0,8% m/m).

La parité euro / dollar atteint 1,3563 ce matin. Le baril de Brent se négocie 111,23$ et le WTI 101,88$ pour l'échéance de novembre. L'once d'or se traite 1.271$ (-0,04%).

VALEURS EN HAUSSE

* EDF (+1,35% à 24,84 Euros) : l'Etat va prolonger de dix ans la durée de vie des centrales nucléaires françaises pour la porter à 50 ans. C'est le 'Journal du Dimanche' qui l'affirme en évoquant "plusieurs sources proches du gouvernement". L'annonce devrait être faite d'ici la fin de l'année, précise l'hebdomadaire. Pour l'heure, rien n'est "officiel", mais la décision est "inéluctable", selon d'un des informateurs. Un conseil de politique nucléaire présidé par François Hollande devrait se tenir le 15 novembre prochain. Il pourrait servir de tribune pour l'annonce de l'accroissement de la durée de vie des installations. Par ailleurs, le ministre britannique de l'énergie a fait savoir hier qu'un accord entre EDF et le gouvernement était proche outre-Manche pour la construction d'une nouvelle centrale nucléaire, la première depuis 1995. Une annonce pourrait avoir lieu dès cette semaine après que les derniers détails eurent été réglés. Sur la BBC, Ed Davey a évoqué un accord qui sera bénéfique pour les consommateurs.

VALEURS EN HAUSSE

* Peugeot (-8% à 11,39 Euros) : l'Etat français entendrait jouer un rôle important dans l'avenir de PSA. Selon la presse du jour, le scénario qui se dessine pour le constructeur en difficulté financière serait une injection de capital par le groupe chinois Dongfeng (déjà évoquée ces dernières semaines), mais aussi par l'Etat français... Selon des sources concordantes, PSA Peugeot Citroën pourrait ainsi bénéficier d'une augmentation de capital de 2,5 à 3 milliards d'euros, souscrite à parité par l'Etat français et par Dongfeng. Compte tenu de la capitalisation boursière actuelle de PSA, qui plafonne à 4,4 milliards d'euros, une telle opération correspondrait à une prise de participation de l'ordre de 40% par ces deux nouveaux partenaires réunis, ce qui diluerait nettement la part de 7% de General Motors et celle de la famille Peugeot, qui détient actuellement 25,4% du capital de PSA et 38,1% des droits de vote du groupe. Selon le site internet du 'Wall Street Journal', PSA doit réunir son conseil d'administration le 22 octobre prochain afin d'examiner ce schéma d'évolution de son capital.

* Dassault Systèmes (-8% à 88,57 Euros) : un mini-séisme s'annonce pour Dassault Systèmes ce matin à l'ouverture du marché parisien. L'éditeur de logiciels de modélisation en trois dimensions a connu un trou d'air au 3ème trimestre, qui ne lui laisse d'autre choix que d'avertir le marché que ses objectifs ne seront pas tenus. Un événement rare pour la société, qui avait davantage habitué les investisseurs à dépasser, quasiment chaque trimestre, ses ambitions initiales. L'onde de choc pourrait en être accrue car le marché offre au titre une valorisation généreuse, liée notamment à sa régularité dans les résultats. Cette fois pourtant, la machine bien huilée connaît des à-coups. La société a dégagé un chiffre d'affaires de 496 millions d'euros sur le trimestre écoulé, pour une marge opérationnelle de 31,5% et un bénéfice net par action de 0,88 euro. Ces données sont fournies sur une base "non-IFRS". Dassault Systèmes visait initialement 520 millions d'euros environ de chiffre d'affaires, 31% de marge opérationnelle et 0,92 euro de bénéfice par action. Le groupe va par conséquent revoir en baisse ses objectifs annuels, non seulement à cause du 3ème trimestre mais aussi du 4ème, puisque la période en cours devrait se caractériser par une poursuite du transfert d'activité vers la location de licences, quelques décalages de transactions et l'affaiblissement de certaines monnaies de pays émergents. Les objectifs seront détaillés plus avant le 24 octobre prochain, date de la publication des comptes intégraux du 3ème trimestre. Dassault aura l'occasion d'en dire plus sur l'avertissement du jour lors d'une conférence téléphonique prévue à 14h00.

* Air France-KLM (-0,75% à 7,50 Euros) : la compagnie a indiqué vendredi soir que le conseil d'administration d'Alitalia a décidé de soumettre à la prochaine assemblée une autorisation d'augmentation de capital de 300 millions d'euros. Les administrateurs nommés par Air France-KLM ont approuvé ce plan d'urgence pour permettre à Alitalia de continuer à opérer.

* Vivendi (-0,40% à 18,02 Euros) : le groupe a finalisé la cession de plus de 85% de sa participation dans Activision Blizzard. L'opération s'est effectuée pour un montant de 8,2 milliards de dollars (6 milliards d'euros) versés en numéraire. "Cette cession constitue une étape majeure de la revue stratégique conduite par Vivendi depuis un an", estime le groupe qui considère y gagner "une plus grande flexibilité financière au moment où le Groupe étudie un projet de scission de nature à générer une création de valeur significative pour ses actionnaires". Comme précisé à l'annonce de l'accord, le 26 juillet 2013, Vivendi conserve 83 millions d'actions d'Activision Blizzard. La position du groupe français au capital du spécialiste des jeux vidéo représente encore 12% du capital.

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