La Bourse de Paris repart dans le rouge

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L. Grassin
L. Grassin

(lerevenu.com) - C'est l'actualité des entreprises qui reprend ses droits sur le marché français, après les atermoiements américains qui ont rythmé les séances ces dernières semaines.

Les publications trimestrielles, très indécises, avec plusieurs avertissements la semaine dernière, donnent une indication de la conjoncture économique actuelle et de la capacité de résistance des entreprises dans un environnement international compliqué, notamment dans les pays émergents... Ce matin, Bic et Peugeot sont recherchés après leurs publications, à l'inverse de STMIcroelectronics et Faurecia qui ont déçu les investisseurs. Des dégagements aussi sur Orange, malgré une bonne publication, le titre ayant fortement progressé ces dernières séances. Un véritable tri s'opère donc sur la cote parisienne depuis la semaine dernière. Ce matin il pèse négativement sur le CAC40 qui cède 0,60% à 4.270 points dans la première heure de cotations.

WALL STREET

Wall Street est resté ferme hier soir, après des chiffres mitigés de l'emploi pour le mois de septembre aux Etats-Unis, qui laissaient espérer une poursuite des plans de rachats d'actifs de la Fed dans le cadre du 'QE' (programme d'assouplissement monétaire quantitatif). Les publications trimestrielles se sont poursuivies, après des annonces de Netflix, Texas Instruments et VMware la veille. Apple a présenté de son côté ses nouveaux iPads... Le DJIA gagnait finalement 0,49% à 15.468 pts, alors que le Nasdaq prenait 0,24% à 3.930 pts. Le S&P 500 grimpait de 0,57% à 1.755 pts.

ECO ET DEVISES

Le climat des affaires dans l'industrie manufacturière française reste quasi stable en octobre. L'indice de confiance dévoilé par l'Insee progresse ainsi d'un point à 98, en ligne avec le consensus. L'indicateur de retournement est également quasi stable par rapport à septembre et continue à signaler une dynamique conjoncturelle favorable dans l'industrie manufacturière.

Aux Etats-Unis, l'indice des prix immobiliers de la FHFA en septembre (15h00 : consensus +0,2% m/m) sera suivi du rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers domestiques américains.

La parité euro / dollar atteint 1,3791 ce matin. Le baril de Brent se négocie 109,68$ et le WTI 97,85$ pour l'échéance de décembre. L'once d'or se traite 1.339$ (-0,06%).

VALEURS EN HAUSSE

* Peugeot (+2,10% à 10,62 Euros) : les ventes se sont contractées de -3,7% à 12,107 milliards d'euros au troisième trimestre, soit un peu au-delà de ce qu'anticipaient les analystes interrogés par Bloomberg (12,2 milliards d'euros en moyenne). Si Faurecia maintient une légère progression (+0,8% à 4,18 milliards d'euros), la branche Automobile baisse de -5,8% à 8,03 milliards d'euros et Banque PSA Finance de -5,1% (447 millions d'euros). Sur neuf mois, le chiffre d'affaires recule de -3,8% à 39,817 milliards d'euros. Le constructeur s'attend à un marché automobile en baisse de l'ordre de -4% en Europe (-5% précédemment), à une croissance de l'ordre de +14% du marché chinois (+10% précédemment), de l'ordre de +2% en Amérique Latine (inchangé) et à une baisse de l'ordre de -7% du marché russe (-5% précédemment). Il confirme son objectif de réduire au moins par deux sa consommation de free cash flow opérationnel en 2013, et confirme la tendance annoncée d'une réduction très significative en 2014.Dans son communiqué, PSA précise que le projet de développement d'une plate-forme commune du segment B avec General Motors "fait actuellement l'objet d'un réexamen de même que les dispositions correspondantes de l'accord de développement". Le groupe concède que cette situation pourrait conduire à une révision à la baisse du montant annoncé de synergies annuelles à moyen terme, qui représentaient 1 milliard de dollars pour PSA. De nouveaux projets sont en cours d'analyse avant GM, assure cependant le constructeur.

* Bic (+5% à 88,83 Euros) : les résultats du troisième trimestre sont marqués par une légère érosion, avec un chiffre d'affaires de 470,4 millions d'euros, en baisse de -3,8% en données publiées. La société indique cependant que sur une base comparable, ses ventes auraient crû de 3,5%. Le résultat d'exploitation normalisé est presque stable (-0,3%) à 95,8 millions d'euros, ce qui permet mécaniquement à la marge de passer de 19,7 à 20,4%. En données brutes, il baisse de -2,6% à 96,4 millions d'euros. Le résultat net part du groupe est en retrait de -1,4% à 68,5 millions d'euros, soit 1,45 euro par action. Sur une base comparable, toutes les branches grand public (papeterie, briquets, rasoirs) sont en croissance. En revanche, Bic App se contracte de -2,3%. "Globalement, au vu de notre performance depuis le début de l'année, nous sommes confiants en notre capacité à réaliser nos objectifs de l'année 2013", a assuré le directeur général Mario Guevara.

VALEURS EN BAISSE

* Orange (-2,10% à 10,43 Euros) : le groupe a publié des résultats trimestriels plutôt robustes en première lecture ce matin, notamment au niveau de la marge d'EBITDA, qui est supérieure aux prévisions. Ils continuent cependant à s'éroder, conformément à la tendance qui domine chez les grands opérateurs historiques. Les perspectives de l'année ont été confirmées. Par ailleurs, Orange confirme le versement d'un dividende minimum de 0,80 euro par action pour l'exercice en cours, dont un acompte de 0,30 euro payé le 11 décembre prochain.

* STMicroelectronics (-5,70% à 6 Euros) : les résultats sont "mitigés", de l'avis même du management du leader européen des semiconducteurs. Pour tout dire, ils sont même décevants à la fois en matière de revenus et de marge brute, cette dernière échouant plus d'un point en-deçà des attentes à 32,4%. Comme le craignaient certains analystes, la demande n'est pas aussi robuste que prévu en fin d'année. L'objectif d'atteindre une marge opérationnelle de 10% n'est pas abandonné mais s'en trouve décalé de six mois, à mi-2015. Le groupe franco-italien a dégagé un chiffre d'affaires de 2,013 milliards de dollars au 3ème trimestre, pour une marge brute de 32,4%, une perte d'exploitation de -66 millions de dollars et une perte nette de -142 millions de dollars. Hors dépréciations et frais de restructuration, le résultat d'exploitation aurait atteint 54 millions de dollars, soit une marge de 2,7%. Le consensus était plus élevé sur la période, puisque les analystes tablaient sur 2,055 milliards de dollars de revenus pour une marge brute de 33,5%. Le président Carlo Bozotti évoque d'ailleurs une performance financière "mitigée" sur le trimestre, car bien que la croissance dépasse celle du marché, elle a été affectée par la faiblesse du compartiment smartphone et du marché de masse, notamment celui des décodeurs numériques. Pour le quatrième trimestre, ST vise une "performance de chiffre d'affaires relativement stable par rapport au troisième trimestre", mais le cash-flow devrait renouer avec la zone positive.

* Faurecia (-4,50% à 22 Euros) : au 3ème trimestre de 2013, le chiffre d'affaires consolidé a atteint 4,116 milliards d'euros, soit une hausse de 5,2%, à taux de changes et périmètre constants. En données publiées, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,8%. Faurecia confirme ses objectifs pour l'exercice 2013. En l'occurrence, l'équipementier vise une hausse de son chiffre d'affaires entre 17,8 et 18 milliards d'euros, une progression de sa marge opérationnelle et un cash-flow net positif avant restructurations (estimées à 120 millions d'euros).

* Gecina (-0,25% à 98,46 Euros) : à fin septembre, les loyers à périmètre homogène sont en hausse de +3.3%, dont une croissance dynamique de +3.1% sur les bureaux. Les revenus locatifs bruts ressortent à 440,3 millions d'euros. Le résultat récurrent net progresse de +2.1% par rapport au 30 septembre 2012 à 248,5 millions d'euros.

* Seb (-1,15% à 65,40 Euros) : le groupe de petit électroménager a réalisé 998 millions d'euros de chiffre d'affaires au troisième trimestre, en hausse de 2,3% et de 10% à périmètre et change constants, ce qui marque une nette accélération par rapport au premier semestre. Seb annonce que le secteur du petit équipement domestique a retrouvé une certaine résistance, mais il reste très concurrentiel et promotionnel. A fin septembre, le Résultat Opérationnel d'Activité (ROPA) s'est élevé à 233 millions d'euros, stable par rapport aux 9 premiers mois de 2012 après un troisième trimestre en nette amélioration. Seb pense réaliser une croissance de ses ventes plus soutenue qu'initialement anticipé et confirme la préservation de son niveau de Résultat Opérationnel d'Activité par rapport à 2012.

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