La Bourse de Paris profite (+0,50%) d'un petit reflux des craintes sur l'Opep et l'Italie

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La Bourse de Paris récupérait du terrain (+0,50%) mardi à la mi-journée, à la faveur d'un petit reflux des craintes autour de la réunion de l'Opep et du référendum en Italie.

A 12H42 (11H42 GMT), l'indice CAC 40 gagnait 22,72 points à 4.533,11 points, dans un volume d'échanges de 947 millions d'euros. La veille, il avait fini en recul de 0,88%.

La cote parisienne a débuté à l'équilibre et, après un petit moment de faiblesse, a commencé à repartir de l'avant.

"La remontée de l'indice est liée à deux éléments. D'un côté le ministre irakien de l'Energie s'est de nouveau dit très confiant au sujet de la réunion de l'Opep et d'un autre, il y a eu également des échos moins défavorables en provenance d'Italie concernant l'avenir du gouvernement de Matteo Renzi", a expliqué Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

Les membres de l'Opep étaient engagés mardi dans un ultime tour de négociations à la veille d'une réunion du cartel pour essayer de trouver un accord pour limiter leur production.

"Des facteurs techniques s'ajoutent également" à ces deux éclaircies, a-t-il poursuivi en précisant toutefois que "l'indice reste quand même dans une zone de fragilité et d'hypersensibilité où la moindre nouvelle a un impact".

Du côté des indicateurs, l'agenda est bien fourni puisque la France a publié la deuxième estimation de son PIB au troisième trimestre marqué par une croissance qui a bel et bien plafonné à 0,2%, malgré une légère hausse de l'investissement.

Les dépenses de consommation des ménages français en biens ont, elles, rebondi de 0,9% en octobre.

L'Allemagne doit aussi publier les chiffres de l'inflation en novembre et la zone euro, la confiance économique en novembre.

Aux Etats-Unis, outre la deuxième estimation de la croissance du troisième trimestre, les prix des logements en septembre (indice S&P/Case-Shiller) et la confiance des consommateurs en novembre (indice Conference Board) sont aussi au programme.

Sur le terrain des valeurs, le secteur bancaire repartait. Crédit Agricole prenait 0,38% à 10,64 euros, BNP Paribas 1,21% à 54,15 euros et Société Générale 1,80% à 39,78 euros.

Airbus montait de 0,17% à 60,15 euros alors que le groupe prévoit, de source syndicale, 1.164 suppressions de postes en Europe et la fermeture du site de Suresnes en 2018.

Veolia perdait 0,98% à 16,23 euros alors que le patron de l'activité Eau France de Veolia, Alain Franchi, quittera le groupe fin 2016, selon une lettre envoyée lundi aux salariés par le PDG Antoine Frérot, quelques jours après la mise à pied de deux cadres de cette branche soupçonnés de conflit d'intérêt.

Alstom reculait de 2,19% à 25,67 euros, profitant des assurances du gouvernement que le plan pour le maintien des activités ferroviaires et industrielles du site d'Alstom de Belfort était en bonne voie, qu'il s'agisse des investissements promis par l'industriel ou des commandes de rames et locomotives par la SNCF.

Metabolic Explorer (Metex) perdait 6,67% à 2,94 euros. La société française de chimie végétale va vendre pour 45 millions d'euros au chimiste allemand Evonik un ensemble de technologies destiné à renforcer sa plateforme biotechnologique en matière d'acides aminés.

abx/pan/mml


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