La Bourse de Paris en légère hausse

le
0
L. Grassin
L. Grassin

(lerevenu.com) - Les investisseurs continuent d'anticiper un accord politique sur le relèvement de la dette américaine... le CAC40 progresse de 0,40% peu après l'ouverture ce mardi matin, à 4.240 points...

Le suspense continue donc, mais la solution politique tarde à émerger! Et la déception sera terrible sur les marchés en cas de non accord... En attendant, côté valeurs ce matin, Nexans s'effondre, avec une publication trimestrielle très décevante, associant un avertissement et une augmentation de capital..

WALL STREET

Wall Street, fébrile en début de séance, a terminé en hausse, à trois jours de l'échéance supposée du 17 octobre concernant le plafond de la dette des Etats-Unis et au 14ème jour de fermeture gouvernementale partielle. Harry Reid, leader de la majorité démocrate au Sénat, a exprimé hier son optimisme au sujet des négociations fiscales et budgétaires, espérant être en mesure de présenter de nouvelles propositions au président Obama, après une réunion avec le leader républicain du Sénat Mitch McConnell. Ce dernier a aussi affiché une certaine confiance dans la possibilité de la finalisation d'un accord durant les prochains jours... Le DJIA gagnait finalement 0,42% à 15.301 pts, tandis que le Nasdaq prenait 0,62% à 3.815 pts.

ECO ET DEVISES

L'indice des prix à la consommation (IPC) se replie de 0,2% en septembre 2013, après une hausse de 0,5% le mois précédent, annonce l'Insee. Le consensus tablait sur une baisse de 0,3%. Corrigé des variations saisonnières, l'IPC augmente de 0,1% le mois dernier. Sur un an, le taux de croissance de l'IPC s'établit à 0,9%, comme au mois d'août. Hors tabac, l'IPC diminue également de 0,2% en septembre et croît de 0,7% sur un an.

Ce matin on prendra connaissance du sondage ZEW allemand d'octobre (11h00 : consensus attentes 49,5). Aux Etats-Unis, l'indice "Empire State" ne sera pas publié comme prévu à 14h30, faute d'accord budgétaire.

La parité euro / dollar atteint 1,3567 ce matin. Le baril de Brent se négocie 110,94$ et le WTI 102,22$ pour l'échéance de novembre. L'once d'or se traite 1.273$ (+0,08%).

VALEURS EN HAUSSE

* Casino (+3% à 82,06 Euros) : au 3ème trimestre 2013, le chiffre d'affaires consolidé est stable à 11,777 milliards d'euros. La croissance organique hors essence s'est accélérée sur la période à +6,6%. Sur les 9 mois 2013, le chiffre d'affaires consolidé s'élève à 35,5 milliards d'euros, en croissance de +22,1%. En France, l'activité se contracte de -2,9% en organique sur le 3ème trimestre. Le consensus était positionné à 11,67 milliards d'euros au 3ème trimestre 2013, selon la moyenne des estimations de 11 analystes compilée par Bloomberg.

* Alstom (+1,70% à 25,77 Euros) : l'agence sud-africaine Prasa a signé un contrat de 51 milliards de rands (3,8 milliards d'euros) avec Gibela, société commune menée par Alstom, pour la fourniture de 600 trains de passagers (3.600 voitures) entre 2015 et 2025. Le contrat prévoit également la construction d'une usine de fabrication en Afrique du Sud. En plus de ce contrat, Gibela fournira un accompagnement technique et les pièces de rechange pour une période de 18 ans. Il s'agit de l'un des plus importants contrats jamais signé dans le domaine du transport ferroviaire et du plus gros contrat de l'histoire d'Alstom.

* Michelin (+0,80% à 78,82 Euros) : la tendance était majoritairement positive en septembre sur les principaux marchés de Michelin. En première monte de pneus tourisme / camionnette, l'Europe (+2%), l'Amérique du Nord (+11%) et la Chine (+9%) font oublier la contraction de -1% du Brésil, selon les données publiées par l'équipementier. Sur le marché du remplacement, le vert est partout avec +2% en Europe, +6% en Amérique du Nord, +2% au Brésil et +6% en Chine. Dans les pneus pour poids lourds, la première monte s'affiche à +11% en Europe, +5% en Amérique du Nord et +50% au Brésil. Dans le remplacement, l'Europe est en hausse de 11%, l'Amérique du Nord de 2%, mais le Brésil recule de -1%. Michelin publiera le 28 octobre prochain après la clôture du marché parisien ses résultats sur neuf mois.

* Vallourec (+1% à 43,55 Euros) : la filiale brésilienne a été sélectionnée pour fournir des tubes premium pour le champ offshore de Xerelete, dont Total est devenu opérateur en juin 2012. Le champ de Xerelete est situé dans le bassin de Campos, à environ 250 kilomètres au large des côtes de Rio de Janeiro et à 2 400 mètres sous le niveau de la mer. Les produits de Vallourec seront utilisés dans les puits dédiés à l'exploration et à l'évaluation de ressources supplémentaires de pétrole et de gaz. Le début des opérations de forage est prévu d'ici à fin 2013.

VALEURS EN BAISSE

* Nexans (-12,20% à 37,27 Euros) : grosse déception pour les investisseurs ce matin, alors que le groupe a lancé un avertissement sur son objectif d'EBITDA 2013 et sa marge opérationnelle, associé à une augmentation de capital de près de 300 ME...

* Air France KLM (-0,10% à 7,43 Euros) : les administrateurs d'Air France au conseil d'Alitalia ont voté en faveur d'une augmentation de capital de la compagnie transalpine, mais cela ne signifie pas pour autant que le transporteur français y participera. C'est en substance le message passé par plusieurs "sources proches du dossier" relayées ce matin par Bloomberg, qui laissent penser qu'Air France freinerait des quatre fers pour injecter de nouvelles liquidités, à l'heure où l'activité de la compagnie dont elle détient 25% ne montre aucun signe de redressement. De surcroît, le groupe franco-néerlandais est lui-même engagé dans un vaste plan de restructuration après une période de disette, qui l'oblige à gérer ses liquidités au plus près. Pour conserver 25% du capital d'Alitalia, Air France KLM aurait en théorie à dépenser le quart des 300 millions d'euros de l'augmentation de capital programmée, soit 75 millions d'euros. Pour l'heure, la Poste italienne s'est engagée à apporter 75 millions d'euros à l'opération, et les banques Unicredit et Intesa SanPaolo garantiraient jusqu'à 100 millions d'euros. La prudence d'Air France est tout à fait compréhensible dans la mesure où les précédents plans de redressement d'Alitalia se sont tous révélés être des échecs. En 2009, lors du précédent sauvetage, la compagnie française avait injecté 323 millions d'euros en échange de 25% du capital. La facture semble déjà relativement lourde au regard des perspectives de la société transalpine, affaiblie non seulement sur son réseau domestique mais aussi sur le moyen et le long-courrier.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant