La Bourse de Paris cale avant une série d'indicateurs américains (-0,43%)

le
0

La Bourse de Paris marquait une pause mercredi à la mi-journée (-0,43%) après avoir été poussée par la vague de records à Wall Street, à l'occasion d'une séance riche en indicateurs outre-Atlantique.

A 12H03 (11H03 GMT), l'indice CAC 40 perdait 19,56 points à 4.528,79 points, dans un volume d'échanges d'un peu plus d'un milliard d'euros. La veille, le marché parisien avait terminé en hausse de 0,41%, à l'occasion d'une séance en manque de rendez-vous majeurs.

La cote parisienne a ouvert en hausse avant de s'essouffler pour repasser dans le rouge, l'effet des records de la Bourse de New York commençant à s'estomper.

Les investisseurs ont été peu sensibles à la progression de la croissance de l'activité privée dans la zone euro en novembre par rapport à octobre, au niveau le plus élevé depuis le début de l'année 2016. Les chiffres pour le mois de novembre "ont été meilleurs qu'attendu", relèvent les économistes du bancassureur ING.

Ils auront encore du grain à moudre dans l'après-midi avec une série d'indicateurs aux Etats-Unis.

"Les commandes de biens durables provisoires d'octobre, les ventes de logements neufs, les stocks hebdomadaires de brut mais surtout" le compte-rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine (Fed) "sont les principaux rendez-vous du calendrier", relèvent les stratégistes du courtier Aurel BGC.

Le compte-rendu de la réunion de la Fed ne sera en revanche diffusé qu'après la clôture des places boursières européennes.

Il ne devrait "pas être significatif", souligne Michael Hewson, un analyste de CMC Markets, qui rappelle que les marchés s'attendent à un relèvement des taux de la part de la Fed en décembre.

Du côté des valeurs, Vinci prenait 1,09% à 59,44 euros. La veille, le titre avait perdu plus de 18% en séance, victime d'un faux communiqué diffusé par certains médias, avant de se redresser pour terminer sur un repli de 3,76%.

Par ailleurs, les entreprises françaises de menuiseries en aluminium s'indignent d'avoir été "évincées", disent-elles, de la réalisation des façades vitrées de la tour Saint-Gobain à La Défense, par le groupe Vinci, qui leur a préféré un sous-traitant turc aux prix "anormalement bas".

EDF (+1,34% à 10,24 euros) profitait d'un relèvement de recommandation à "surperformer" par RBC. Les réacteurs d'EDF actuellement à l'arrêt, soit une douzaine, pourraient par ailleurs "dans le meilleur des cas" être opérationnels "dans un mois et atteindre leur pleine puissance en janvier" 2017, a assuré au Figaro le patron de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Safran (-1,03% à 63,60 euros) était pénalisé par l'annonce de la cession par l'Etat de 1,39% du capital du groupe aéronautique dont il restera le premier actionnaire, une opération qui devrait faire rentrer environ 372 millions d'euros dans les caisses de l'Etat.

Le renflouement du futur Areva (-1,48% à 4,66 euros) n'est pas encore bouclé et les discussions se poursuivent avec des partenaires susceptibles d'entrer au capital du groupe nucléaire, a indiqué à l'AFP une source proche du ministère de l'Economie et des Finances.

Arkema (+0,85% à 89,00 euros) profitait du relèvement de sa perspective par l'agence de notation SP Global Ratings (ex Standard and Poor's) de "négative" à "stable", après la publication de ses résultats trimestriels.

SEB gagnait 0,61% à 129,75 euros après avoir reçu l'approbation de la Commission européenne pour le rachat de l'allemand WMF, une opération à 1,6 milliard d'euros.

cc/jum/spi


Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant