La botte secrète de la BCE

le
0
Ses statuts prévoient la possibilité pour une banque centrale nationale de refinancer les banques de son pays.

Son mandat à la présidence de la Banque centrale européenne s'achève dans un peu plus de trois mois. Mais Jean-Claude Trichet, qui participe jeudi au sommet de Bruxelles, se montre plus inflexible que jamais : «J'ai prévenu plusieurs fois en détail les chefs d'État et de gouvernement qu'en cas de défaut de paiement d'un pays, on ne pourra plus accepter ses obligations comme des garanties normales. Dans ces conditions, les gouvernements devraient alors eux-mêmes s'engager pour corriger la situation», a répété pour la énième fois lundi dans un entretien au Financial Times Deutschland celui qui se considère comme le «M. Euro» de l'Union européenne.

En clair, les gouvernements seraient alors obligés de secourir directement les banques grecques, devenues incapables de trouver des refinancements à la BCE. Cette intransigeance vise à mettre les capitales de la zone euro devant leurs responsabilités. «La BCE estime que l'accord de mai 2010, où elle avait accepté d

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant