La bonne vendange dans le Bordelais fait exception en France

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    BORDEAUX, 13 octobre (Reuters) - Les vendanges qui 
s'achèvent dans le Bordelais avec la perspective d'une récolte 
en hausse de 9% donnent le sourire aux viticulteurs locaux, en 
fort contraste avec les malheurs qui se sont abattus sur leurs 
homologues des autres régions françaises. 
    Après trois années difficiles, le Conseil interprofessionnel 
du vin de Bordeaux (CIVB) prévoit une récolte d'au moins 5,5 
millions d'hectolitres, soit un volume légèrement au-dessus de 
la moyenne décennale qui est de 5,4 millions d'hectolitres. 
    Bordeaux est, avec l'Alsace et ses 19% de progression par 
rapport à une petite récolte l'année précédente, le seul 
vignoble à tirer son épingle du jeu en France dans un contexte 
de baisse de 12% de la production française en 2016 sur un an, 
selon les chiffres communiqués lundi par Agreste, la cellule de 
statistique et de prospective du ministère de l'Agriculture. 
    Avec des perspectives de 42,2 millions d'hectolitres 
produits, on est sur les bases d'une "des plus faibles 
productions depuis 30 ans", selon le ministère. 
    La bonne récolte tombe à pic dans le Bordelais.  
    En 2013, la récolte historiquement basse n'avait atteint que 
3,84 millions d'hectolitres et les deux années suivantes, avec 
respectivement 5,27 et 5,30 millions d'hectolitres, n'avaient 
pas permis de relever la situation. 
    "Notre commercialisation est toujours impactée par la petite 
récolte de 2013 et les récoltes moyennes de 2014 et 2015", 
constate Allan Sichel, le président du Conseil 
interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB). 
    Les derniers chiffres de commercialisation sur un an arrêtés 
au 19 juin dernier font état d'une baisse des ventes de 3% tant 
sur le marché domestique, qui pèse pour 58% dans le volume 
global des ventes, que sur les exportations. 
    Selon le CIVB, pour atteindre les 5,5 millions d'hectolitres 
vendus sur une année, volume avec lequel "il est important de 
renouer rapidement pour l'équilibre de la filière". 
    Allan Sichel estime que des actions doivent être également 
menées pour rapprocher les acteurs de la production et de la 
commercialisation, notamment sur le marché domestique. 
    La quantité, qui devrait s'accompagner de la qualité du 
2016, devrait permettre, selon le CIVB, d'atteindre l'objectif 
tout en maintenant le niveau des prix. 
 
 (Claude Canellas, édité par Yves Clarisse) 
 
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