La bonne vendange dans le Bordelais fait exception en France

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LA BONNE VENDANGE DANS LE BORDELAIS FAIT EXCEPTION EN FRANCE
LA BONNE VENDANGE DANS LE BORDELAIS FAIT EXCEPTION EN FRANCE

BORDEAUX (Reuters) - Les vendanges qui s'achèvent dans le Bordelais avec la perspective d'une récolte en hausse de 9% donnent le sourire aux viticulteurs locaux, en fort contraste avec les malheurs qui se sont abattus sur leurs homologues des autres régions françaises.

Après trois années difficiles, le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) prévoit une récolte d'au moins 5,5 millions d'hectolitres, soit un volume légèrement au-dessus de la moyenne décennale qui est de 5,4 millions d'hectolitres.

Bordeaux est, avec l'Alsace et ses 19% de progression par rapport à une petite récolte l'année précédente, le seul vignoble à tirer son épingle du jeu en France dans un contexte de baisse de 12% de la production française en 2016 sur un an, selon les chiffres communiqués lundi par Agreste, la cellule de statistique et de prospective du ministère de l'Agriculture.

Avec des perspectives de 42,2 millions d'hectolitres produits, on est sur les bases d'une "des plus faibles productions depuis 30 ans", selon le ministère.

La bonne récolte tombe à pic dans le Bordelais.

En 2013, la récolte historiquement basse n'avait atteint que 3,84 millions d'hectolitres et les deux années suivantes, avec respectivement 5,27 et 5,30 millions d'hectolitres, n'avaient pas permis de relever la situation.

"Notre commercialisation est toujours impactée par la petite récolte de 2013 et les récoltes moyennes de 2014 et 2015", constate Allan Sichel, le président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB).

Les derniers chiffres de commercialisation sur un an arrêtés au 19 juin dernier font état d'une baisse des ventes de 3% tant sur le marché domestique, qui pèse pour 58% dans le volume global des ventes, que sur les exportations.

Selon le CIVB, pour atteindre les 5,5 millions d'hectolitres vendus sur une année, volume avec lequel "il est important de renouer rapidement pour l'équilibre de la filière".

Allan Sichel estime que des actions doivent être également menées pour rapprocher les acteurs de la production et de la commercialisation, notamment sur le marché domestique.

La quantité, qui devrait s'accompagner de la qualité du 2016, devrait permettre, selon le CIVB, d'atteindre l'objectif tout en maintenant le niveau des prix.

(Claude Canellas, édité par Yves Clarisse)

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