La (bonne) blague des primaires

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Des primaires devraient être organisées, à gauche comme à droite, pour définir les candidats à la présidentielle de 2017.
Des primaires devraient être organisées, à gauche comme à droite, pour définir les candidats à la présidentielle de 2017.

Naguère, les politologues et autres observateurs de la chose publique avaient inventé un concept qui eut d'ailleurs son heure de gloire : celui de "candidat unique de la gauche". Modernité oblige, cet axiome s'appelle désormais "primaire ouverte", mais il désigne exactement la même réalité.Suivez bien le raisonnement : s'il veut avoir une chance d'être présent au second tour de l'élection présidentielle de 2017, le candidat de la gauche doit être "unique" et, donc, désigné au terme d'une primaire regroupant les impétrants socialistes, radicaux, écolos et, pourquoi pas, communistes. Pour étayer un raisonnement, il faut toujours un exemple : celui de Lionel Jospin en 2002 fera l'affaire. Souvenez-vous du 21 avril, la gauche divisée au premier tour, Lionel Jospin éliminé du second tour, CQFD ! Quinze ans après, on veut toujours nous faire croire que Jospin a perdu à cause de Christiane Taubira, la bonne blague !Il va de soi que le raisonnement est identique à droite : si le candidat de la droite républicaine veut lui aussi se qualifier pour le second tour, il doit au préalable se délester des éventuelles candidatures centristes. Et donc en passer par une "primaire ouverte". Voilà comment, à cause du quinquennat, mais surtout à cause de la progression continue du Front national dans les sondages et de son succès aux dernières européennes, l'élection présidentielle est subrepticement passée d'un scrutin à deux tours à une élection à trois...

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