La bombe nord-coréenne à l'épreuve de la transition

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Jusqu'à sa mort, Kim Jong-il a été obsédé par le programme atomique nord-coréen.

Pour permettre à son armée de réaliser deux tests nucléaires, en 2006 et en 2009, et de développer un ambitieux programme de missiles, Kim Jong-il est allé jusqu'à laisser son pays s'enfoncer dans une dramatique famine. L'avènement au pouvoir de son fils Kim Jong-un, qu'il assume entièrement le pouvoir ou décide de le partager, ne changera sans doute pas cette priorité. Considérée comme un moyen d'égaler la puissance occidentale, l'arme atomique a donné à la Corée du Nord un statut, une assurance politique vis-à-vis de Washington et Séoul, une fierté nationale. Elle est aussi une garantie de survie pour le dernier régime stalinien de la planète, totalement isolé depuis la fin de la guerre froide. À Pyongyang, l'exemple libyen, dont le régime a été abattu militairement plusieurs années après avoir renoncé à son programme nucléaire, n'a pu que renforcer ces certitudes.

La Corée du Nord s'est lancée dans l'aventure atomique il y a plusieurs décennies, ave

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