La BoE pourrait aider Londres à éviter la récession-S&P

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    LONDRES, 28 juin (Reuters) - La Grande-Bretagne évitera sans 
doute la récession, après avoir voté son départ de l'Union 
européenne (UE), si la Banque d'Angleterre (BoE) réduit les taux 
d'intérêt et reprend son programme d'assouplissement 
quantitatif, estime Standard & Poor's mardi. 
    L'agence de notation a privé lundi la Grande-Bretagne de la 
note suprême "AAA", la déclassant de deux crans et lui assignant 
une perspective négative en raison de perspectives économiques 
dégradées et de relations rendues plus difficiles avec l'UE. 
  
    Fitch Ratings a également abaissé la note souveraine de la 
Grande-Bretagne le même jour.   
    "Le Brexit représentera sans doute un effet négatif de 
l'ordre de 1,2% du PIB pour le Royaume-Uni en 2017", a dit à des 
investisseurs  Jean-Michel Six, chef économiste de S&P pour 
l'Europe, l'Afrique et le Proche-Orient. 
    "Nous avons un ralentissement significatif mais la 
croissance reste positive quoique dans un sens bien plus 
décevant évidemment. C'est parce que nous anticipons une réponse 
monétaire très forte de la part de la BoE, sous la forme d'un 
assouplissement quantitatif additionnel, sous la forme d'une 
nouvelle baisse des taux d'intérêt". 
    L'économie britannique pourrait tomber en récession si les 
prix immobiliers chutaient lourdement au lieu de se stabiliser 
comme on le prévoit, a-t-il ajouté. 
    S&P a également fait savoir qu'elle n'avait pas l'intention 
de déclasser tout autre pays de l'UE et qu'elle déciderait dans 
les semaines qui viennent s'il y a lieu en revanche de déclasser 
des banques britanniques. 
    "Nous n'avons pas l'intention de déclasser un autre 
quelconque des souverains de l'UE", a observé Moritz Kraemer, 
responsable des notations souveraines de S&P. 
    "Cela ne produit pas de changement automatique (des ratings 
bancaires)", a déclaré de son côté Giles Edwards, analyste du 
secteur bancaire de S&P. 
    "Cependant, ce (scénario du Brexit) n'était pas notre 
hypothèse fondamentale (...) Là où nous estimerons qu'il faut 
modifier les notes, nous le ferons dans les semaines qui 
viennent". 
     
      
 
 (David Milliken, Wilfrid Exbrayat pour le service français, 
édité par Marc Joanny) 
 
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