La BoE choisit le statu quo sur les taux et les obligations

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LA BANQUE D'ANGLETERRE CHOISIT LE STATU QUO SUR LES TAUX ET LES ACHATS D?OBLIGATIONS
LA BANQUE D'ANGLETERRE CHOISIT LE STATU QUO SUR LES TAUX ET LES ACHATS D?OBLIGATIONS

LONDRES (Reuters) - La Banque d'Angleterre (BoE) a annoncé jeudi qu'elle laissait son taux d'intervention au plus bas record de 0,5% et qu'elle n'injecterait pas davantage d'argent dans une économie britannique anémique, deux décisions qui étaient attendues.

La BoE a racheté pour 375 milliards de livres d'actifs de mars 2009 à octobre 2012, soit 26% du PIB britannique, une proportion bien supérieure aux rachats de la Réserve fédérale

La semaine passée avait cependant été marquée par des statistiques manufacturières ou encore sur le crédit bancaire moroses et par un ton plus conciliant de la part de la banque centrale. Celle-ci s'était montrée plus disposée à envisager de nouvelles mesures, et qui sortent de la norme, pour doper la croissance, même si l'inflation reste bien au-dessus de son objectif.

Une enquête Reuters publiée la semaine dernière donnait une probabilité de 40% de voir la Banque d'Angleterre choisir d'en faire plus au point de vue assouplissement quantitatif (QE) au terme de sa réunion de deux jours et une probabilité de 60% qu'il y ait à nouveau de l'assouplissement quantitatif d'ici la fin de l'année.

Depuis lors, plusieurs économistes avaient revu leurs prévisions et, au vu de l'évolution du marché monétaire, la probabilité d'un supplément de QE était plus proche de 50%. Ce qui explique aussi que la livre ait touché un plus bas de deux ans et demi contre le dollar.

Les adversaires d'un nouveau QE font valoir que l'inflation est de 2,7% et qu'elle risque de ne pas retomber à l'objectif de 2% avant 2016.

En dépit des efforts de la BoE, l'économie britannique s'est contractée à la fin 2012 et beaucoup doutent que reconduire la même méthode ne produise pas davantage de résultats.

Néanmoins, le vice-gouverneur Paul Tucker, qui n'avait pas voté pour une extension des achats d'obligations en février, avait dit la semaine dernière que "personne au sein du comité ne croit que le QE ait donné tout ce qu'il pouvait".

Le Financial Times écrivait mercredi que le gouvernement pourrait modifier le mandat de la BoE pour l'orienter davantage vers la création de croissance.

Christina Fincher et David Milliken, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Nicolas Delame

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