La BoE abaisse ses prévisions de croissance, unanimité sur le statu quo

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    par David Milliken et Ana Nicolaci da Costa 
    LONDRES, 4 février (Reuters) - La Banque d'Angleterre a revu 
en baisse jeudi ses prévisions de croissance et l'unique membre 
de son comité de politique monétaire qui avait soutenu le 
principe d'une hausse des taux ces derniers mois est contre 
toute attente revenu sur sa position. 
    Les déconvenues des marchés pétrolier et boursier et les 
risques importants apparus dans les économies émergents 
affectent les perspectives internationales mais une demande 
intérieure résistante devrait faire en sorte que la croissance 
britannique reste proche de sa moyenne à long terme, estime la 
banque centrale. 
    La Banque d'Angleterre (BoE) a donc dit que la totalité de 
ses neufs membres avaient voté le maintien de son taux 
d'intervention à un plus bas record de 0,5%, dont il n'a plus 
bougé depuis près de sept ans.  
    Ian McCafferty, partisan d'un durcissement monétaire depuis 
août, a renoncé à son opinion. 
    "Une période d'inflation basse plus prolongée laisse penser 
que l'accélération du rythme des hausses salariales sera dans un 
premier temps moins sensible qu'on ne le pensait jusqu'alors", 
dit-il, dans le compte rendu de la réunion. 
    L'institut d'émission pense toujours que le scénario le plus 
probable est que les taux d'intérêt augmentent progressivement 
sur les trois ans à venir mais elle ne semble pas pressée de 
suivre l'exemple de la Réserve fédérale américaine, qui a durci 
sa politique monétaire en décembre, juste avant le dernier coup 
de tabac sur les marchés.  
    La BoE projette dorénavant une croissance de 2,2% cette 
année, alors qu'elle anticipait 2,5% en novembre, de 2,3% en 
2017 (2,6% en novembre) et de 2,4% en 2018 (2,5%). Cela 
représenterait le profil de croissance le plus bas depuis près 
de trois ans.  
    L'inflation mesurée par les prix de détail devrait rester 
inférieure à 1% tout au long de 2016, selon la BoE, ce qui est 
plus long que ce qu'elle projetait précédemment, avant de 
remonter à un petit peu plus de 2% en l'espace de deux ans, sans 
changement sur sa prévision antérieure. 
 
 (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Benoît 
Van Overstraeten) 
 
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