La Birmanie se rachète une conduite

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La démocratisation amorcée par la junte est récompensée, malgré ses ambiguïtés.

Thargyarmin, le roi des cieux, ne descendra pas sur terre cette année pour récompenser les bonnes actions et punir ceux qui ont péché. «Comme leur dieu aux deux parchemins, les Birmans ne savent plus où ils en sont», explique Kwa Zwa Moe, universitaire birman en exil à Chiang Mai.

Déguisée en gouvernement civil, la junte birmane engrange les succès diplomatiques. Le président américain, Barack Obama, a annoncé qu'il dépêcherait la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, en Birmanie, début décembre, mettant fin à cinquante ans de silence diplomatique entre les deux pays. Quant à l'Association des pays d'Asie du Sud-Est (Asean), elle vient d'accorder à la Birmanie la présidence tournante en 2014, un honneur que le groupement régional lui avait refusé en 2006 pour cause de non-respect des droits de l'homme.

Devant les surprenants changements intervenus depuis l'arrivée au pouvoir en mars dernier d'un gouvernement «civil», composé essentiellement de mi

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