La Birmanie au défi des violences religieuses

le
0
Aung San Suu Kyi est critiquée pour son silence après des émeutes antimusulmanes qui ont fait 40 morts.

Les violences religieuses qui viennent de secouer la Birmanie confirment que le processus de démocratisation engagé depuis deux ans dans ce pays ne sera pas un fleuve tranquille. Un haut responsable de l'ONU, rapporteur spécial sur les droits de l'homme en Birmanie, a affirmé vendredi que l'État et les forces de sécurité étaient impliqués dans les émeutes antimusulmanes qui, ces dix derniers jours, ont fait officiellement 40 morts et plus de 12.000 déplacés. Des accusations fermement rejetées par le porte-parole du président Thein Sein. Cet ancien pilier de la junte militaire au pouvoir jusqu'en 2010 a depuis renoncé à l'uniforme et engagé une démocratisation prudente. Un fragile processus d'ouverture menacé par des affrontements communautaires récurrents dans une «Union de Myanmar», le nouveau nom du pays, qui compte 135 ethnies et plusieurs rébellions, don...



Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant