La bévue d'Ayrault affaiblit encore son autorité

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Le premier ministre a annoncé une décision de censure du Conseil constitutionnel avant qu'elle n'ait été prise par les Sages.

Un couac, cela peut arriver. Au bout de cinq, cela commence à devenir louche. Mais, à l'approche de la vingtaine, cela crée incontestablement un style. Celui du gouvernement Ayrault qui, de ratés en recadrages, de reculs en renoncements, d'annonces prématurées en aménagement des propositions de François Hollande, a singulièrement fini par donner corps aux ­accusations d'«amateurisme» dont l'accable sans relâche l'opposition. Mercredi, fait inédit, c'est en anticipant une annonce du Conseil constitutionnel sur la loi sur le logement social de Cécile Duflot que le premier ministre a provoqué la polémique.

Alors que les Sages de la rue Montpensier ne devaient rendre leur décision que mercredi dans la soirée, Jean-Marc Ayrault a pris les devants, dès le matin sur France Inter: «Il y a eu un cafouillage parlementaire, je le regrette, m...



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