La belle revanche du rugby français

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La belle revanche du rugby français
La belle revanche du rugby français

Cette saison, la vitrine sera jaune ou rouge, mais certainement pas bleue. Paradoxe des temps : alors que le XV de France s'est noyé cet hiver au Tournoi des Six Nations achevé à la dernière place, Clermont et Toulon, opposés le 18 mai en finale de la H Cup, ont endossé le rôle d'exemples du rugby tricolore. Les clubs réussissent, l'équipe de France patauge. Un décalage entre deux mondes qui n'ont, finalement, que très peu de points communs.

Le XV de France esseulé

La guerre entre la Ligue nationale et la Fédération à propos du calendrier est révélatrice. Les clubs ne comptent pas se sacrifier pour les Bleus. Clermont, Toulon, Toulouse, les gros bras du Top 14, travaillent chacun de leur côté. Ils créent une dynamique sans se soucier du XV de France. « Ça n'a rien à voir, assène Alain Penaud, l'ancien ouvreur international. Mais il n'y a pas non plus beaucoup de rapports entre Clermont et Toulon. Le premier s'est construit patiemment, en misant sur la formation et en cherchant à mettre en place un jeu spectaculaire et performant. Le second s'est bâti dans la rapidité, sur un recrutement de joueurs riches en sélections. »

Des armadas internationales

Sur les quinze Clermontois alignés au coup d'envoi de la demi-finale face au Munster (16-10), on comptait sept Français. Ils étaient quatre sous le maillot toulonnais, contre les Saracens (24-12). « Les clubs ont de gros budgets (NDLR : 25,5 M? pour Clermont et 21,8 M? pour Toulon), ils peuvent se payer les meilleurs joueurs étrangers, ils ne sont pas représentatifs du rugby français en tant que tel, affirme l'ancien sélectionneur des Bleus Pierre Villepreux. Les bons résultats en Coupe d'Europe valorisent le Top 14, c'est tout. » Philippe Saint-André, le sélectionneur du XV de France, déplore le manque d'ouvreurs français, par exemple, au sein des grandes équipes de l'Hexagone. Il n'y en avait pas sur le terrain lors des...

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