«La Belgique se dirige vers une confédération»

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INTERVIEW - Les séparatistes flamands ont capté les voix aussi bien du parti de l'extrême-droite que des partis traditionnels, explique Caroline Van Wynsberghe, politologue à l'Université catholique de Louvain.

Le Figaro.fr - Les indépendantistes flamands sont sortis grands gagnants des élections municipales, avec une poussée dans toute la Flandre et une victoire à Anvers de leur chef Bart De Wever. Comment expliquer cette percée?

Caroline VAN WYNSBERGHE. - La Nouvelle alliance flamande (N-VA), bénéficie d'abord du déclin du Vlaams Belang. Depuis 2006, ce parti d'extrême droite est embourbé dans des querelles internes, des départs d'élus, des crises de succession... La N-VA a repris certaines de ses revendications nationalistes et a attiré une quarantaine de cadres du parti, à condition qu'ils renoncent aux aspects extrémistes de leurs discours. À Anvers, le résultat est très clair: la N-VA est créditée de 36% des voix tandis que le Vlaams Belang a chuté sous les 10%, contre plus de 33% il y a six ans. Mais la N-VA a également pris des voix aux partis traditionnels néerlandophones. Il suffit de voir le parti libéral flamand par exemple, qui fait partie de la coal

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