La Belgique, l'autre pays des grèves...

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Belgique, Bruxelles, quartier Dansaert, place du Vieux-Marché-aux-Grains.
Belgique, Bruxelles, quartier Dansaert, place du Vieux-Marché-aux-Grains.

« Tant que la politique du gouvernement restera la sienne, il y aura des actions. Ce sera de la guérilla et, s'il le faut, ce sera au finish. » Non, ce n'est pas Philippe Martinez qui s'exprime ainsi. Mais bien Michel Meyer, le président de la Centrale générale des services publics (CGSP), un des principaux syndicats belges, au micro de la RTBF, mardi dernier, lors de la grève générale annoncée dans tout le royaume par les principaux syndicats du pays. On s'y tromperait? à quelques mots près. « La grève au finish » est bien une expression spécifique au syndicalisme belge pour annoncer une grève à durée indéterminée. Mais, si le vocabulaire diffère, le président du syndicat belge et celui de la CGT se rejoignent sur bien des points, notamment celui d'être très remontés contre leurs gouvernements respectifs. En partie pour les mêmes raisons.

Le gouvernement de Charles Michel propose des mesures d'économies et de coupes budgétaires, notamment une réforme partielle du droit du travail qui remet en cause la condition salariale. Enseignants, cheminots, pompiers, ils ont été mardi entre 8 000 et 12 000 à défiler dans les rues de Bruxelles pour exprimer leur « ras-le-bol ». À Mons, à la frontière franco-belge, le même jour, c'est un mannequin au nom de Charles Michel qu'on pend sur la place publique devant près de 1 500 manifestants.

Parallèlement, le dialogue de sourds semble s'installer durablement...

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