La Belgique enfin unie... pour défendre la frite

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VIDÉO - Les communautés germanophones, flamandes et francophones du royaume s'unissent pour faire entrer dans l'Histoire leur patrimoine culinaire. Une pétition est lancée à l'occasion de la semaine de la frite qui débute ce lundi.

Qu'elle soit croquante, un peu dorée ou très salée: en Belgique, on ne rigole pas avec la frite. Les Belges, qui assurent que la pomme de terre cuite dans l'huile est née chez eux, lui ont déjà consacré un musée, le seul au monde. Mais ils veulent aller plus loin dans la glorification de leur plat national. Les trois Communautés de Belgique -néerlandophones, francophones et germanophones- ont décidé de s'unir le temps de faire inscrire la frite belge au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco.

L'initiative a été lancée par l'Union nationale des frituristes (Unafri). Cette dernière a d'abord déposé un dossier de reconnaissance de la frite auprès de la Flandre. La région néerlandophone du nord du pays a été donc la première à inscrire le célèbre plat à la liste de son «patrimoine immatériel» il y a un an. Restaient à convaincre les deux autres communautés du royaume car «pour faire la demande auprès de l'Unesco, il faut que tout le pays reconnaisse la frite», explique l'Unafri. L'objectif est quasiment atteint: d'après le ministre wallon de l'Agriculture René Collin, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Communauté germanophone s'apprêtent à reconnaître à leur tour la culture de la frite belge dans leur patrimoine immatériel.

Faire entrer la frite dans l'Histoire

L'Unafri cherche en parallèle à obtenir le soutien de toute la nation belge. Une pétition a été lancée à l'occasion de la semaine de la frite qui débute ce lundi sous le slogan «Tous ensemble pour notre frite belge!». Jusqu'au 7 décembre, des cornets de frites seront distribués gratuitement dans les friteries et autres baraques à frites du royaume. «On doit veiller à associer tous les fritophiles du pays. La culture frituresque nous appartient à tous», explique Bernard Lefèvre, président d'Unafri, dans un journal local.

S'ils parviennent à convaincre l'Unesco, les Belges permettront à leur frite de rejoindre entre autres «le repas gastronomique des Français», inscrit au patrimoine immatériel depuis 2010. La frite belge, aussi réputée que le chocolat ou la bière du royaume, entrera alors «dans l'Histoire», assure ses défenseurs.

Mais l'enjeu est surtout de donner une reconnaissance à l'économie de la frite en Belgique. D'après l'Unafri, le royaume compte cinq mille friteries dans lesquelles plus de 90% des Belges se rendent «au moins une fois par an». Rien qu'en Wallonie, les frituristes traitent chaque jour 130.000 kilos de pomme de terre. La Belgique revendique la place de premier producteur mondial de produits transformés à base de pommes de terre. En 2011, 3,2 milliards de kilos de pommes de terre ont été transformés, selon la fédération de l'industrie alimentaire.

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