La BdF maintient sa prévision de croissance à 1,4% malgré le Brexit

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 (Actualisé avec précisions) 
    PARIS, 25 juin (Reuters) - Le gouverneur de la Banque de 
France a maintenu samedi sa prévision d'une croissance du 
produit intérieur brut (PIB) de la France d'au moins 1,4% cette 
année, malgré la victoire du camp du "Brexit" au référendum 
britannique de jeudi.      
    "Il n'y a pas aujourd'hui si on regarde l'économie 
française, de menace de rechute pour les prochains trimestres", 
a déclaré François Villeroy de Galhau sur France inter. 
    Selon lui, l'impact du Brexit concernera en premier lieu 
l'économie britannique.    
    "Les conséquences seront plus lourdes pour le Royaume-Uni 
que pour l'Europe, c'est d'abord un sujet britannique", a-t-il 
observé. 
     "Le Royaume-Uni risque de perdre, si nous ne trouvons pas 
d'accord commercial, 450 millions de clients, parce que c'est ça 
le grand marché intérieur. La France, elle, risque de perdre 60 
millions de clients", a souligné François Villeroy de Galhau.    
  
    Le gouverneur de la Banque de France, également membre du 
conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), 
a estimé que la mobilisation des banques centrales vendredi pour 
répondre aux turbulences financières consécutives au scrutin "a 
été efficace sur le plan collectif". 
    "Cette coopération européenne et internationale a été 
efficace pour éviter que le choc financier se transforme en 
panique et en rupture", a-t-il dit.  
    A plus long terme, François Villeroy de Galhau a plaidé pour 
que les négociations sur les modalités de sortie du Royaume-Uni 
de l'Union européenne soient lancées rapidement pour réduire 
l'incertitude, principale menace pour les acteurs économiques et 
les investisseurs. 
    Pour gérer ce "divorce commercial", le Royaume-Uni pourrait 
par exemple appliquer le "modèle norvégien", ce qui lui 
permettrait de conserver l'accès au marché intérieur sous 
réserve de s'engager à appliquer l'ensemble des règles 
européennes. 
    Mais "ça serait un tout petit peu paradoxal d'être sorti de 
l'Europe pour s'engager à appliquer l'ensemble des règles 
européennes", a-t-il souligné.   
    Les négociations conditionneront également l'avenir de la 
City de Londres, a rappelé François Villeroy de Galhau car "si 
demain la Grande-Bretagne ne fait pas partie du marché 
intérieur, la City ne peut pas garder son passeport européen". 
    Le "passeport européen" permet aux banques implantées dans 
n'importe quel pays de l'Union européenne (UE) d'opérer dans 
tous les autres. 
    Cette éventualité pourrait représenter une chance pour la 
place de Paris, a déclaré François Villeroy de Galhau. 
Soulignant les atouts de la France, il a cependant précisé 
qu'"il faut sans doute que nous fassions encore des réformes 
plus grandes pour être très attractifs pour les investisseurs". 
 
 (Myriam Rivet, édité par Tangi Salaün) 
 
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  • boudet il y a 5 mois

    Bien sur, puisqu'il ne se passera rien avant 2 ans.

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