La BCE vigilante face à tout risque de déflation

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LA BCE PRÊTE À AGIR FACE AU RISQUE DE DÉFLATION
LA BCE PRÊTE À AGIR FACE AU RISQUE DE DÉFLATION

par Eva Taylor

SINTRA Portugal (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) doit être "particulièrement attentive" au risque d'enracinement d'une spirale des prix négative dans la zone euro, a déclaré lundi son président, Mario Draghi, ajoutant que la BCE ne se résignait pas à voir l'inflation rester durablement basse.

La BCE est vigilante face à tout risque de déflation et prête à intervenir en employant des moyens conventionnels ou ciblés, un programme d'ampleur d'achat d'actifs restant une possibilité, a-t-il ajouté.

Pour couper court à un tassement des anticipations d'inflation, "davantage d'actions préventives peuvent se justifier", explique Mario Draghi dans un discours intitulé "La politique monétaire dans une période prolongée d'inflation basse".

Ses propos, qui viennent à l'appui des déclarations d'autres responsables de la banque centrale, donnent à penser que la BCE prendra, à l'occasion de sa réunion de politique monétaire du 5 juin, des mesures destinées à faire remonter l'inflation et à favoriser le crédit dans la zone euro.

Le président de la BCE pense que l'inflation, actuellement de 0,7% dans la zone euro, reviendra progressivement vers l'objectif de l'institut d'émission, soit un tout petit peu moins de 2%.

"Notre responsabilité n'en est pas moins d'être vigilant vis-à-vis des risques attachés à ce scénario susceptibles de se manifester, et d'être prêts à agir si tel est le cas", a-t-il dit à l'occasion de l'ouverture du nouveau Forum de la BCE de Sintra, au Portugal, soulignant la nécessité d'être "particulièrement attentif au risque de voir une spirale négative s'enraciner".

Définissant les possibilités d'action monétaire dans différents cas de figure, Mario Draghi a ajouté que si les taux de change ou l'évolution des marchés débouchaient sur une resserrement indu des conditions financières et monétaires, "il faudrait alors adapter nos outils conventionnels".

Parmi ces derniers figure une baisse des taux directeurs.

RÔLE D'APPOINT

Reuters a rapporté mi-mai que la BCE préparait un ensemble de mesures susceptibles d'être annoncées à l'issue de sa réunion de juin, incluant la possibilité d'une baisse de ses trois taux directeurs mais aussi des dispositifs ciblés visant à favoriser le crédit aux petites et moyennes entreprises.

Un assouplissement quantitatif (QE) impliquant de faire tourner la planche à billets pour racheter des actifs, reste une possibilité en zone euro, a poursuivi Mario Draghi lundi, observant qu'une déstabilisation des anticipations d'inflation "fournirait le contexte d'un programme d'achat d'actifs à grande échelle".

Mario Draghi a par ailleurs évoqué une "situation intermédiaire" dans laquelle les restrictions au crédit perturbent la diffusion des effets de la politique monétaire, faisant référence au fait que certaines banques de la zone euro - en particulier dans les pays périphériques de la zone euro - rechignent à prêter tant qu'elles n'ont pas achevé le renforcement de leur bilan.

"Si, dans ce contexte, la mise à disposition de financements à terme est un facteur limitant la création de crédits, alors la politique monétaire peut jouer un rôle d'appoint", a estimé Mario Draghi.

"Le financement à terme de prêts au bilan - c'est-à-dire par des opérations de refinancement - ou hors bilan - par le biais d'achats de valeurs mobilières adossées à des actifs (ABS) - pourrait contribuer à atténuer toute entrave à la reprise émanant de restrictions temporaires de l'offre de crédit".

Ces propos laissent penser que la BCE pourrait lancer une nouvelle opération de financement à plus long terme (LTRO) ciblée, en fournissant aux banques des fonds afin qu'elles financent les entreprises et les ménages, ou encore acheter des ABS pour soutenir l'offre de crédit.

Yves Mersch, membre du directoire de la BCE, a déclaré samedi que la demande de crédit dans la zone euro semblait commencer à se redresser et que les banques devaient être assez solides pour y répondre.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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  • wanda6 le lundi 26 mai 2014 à 16:31

    http://www.upr.fr/actualite/europe/economiste-demissionnaire-bce-appelle-sortie-leuro-lue

  • M7210200 le lundi 26 mai 2014 à 15:38

    allez un nveau LTRO pour aider amis banquiers et apres ils s'etonnent que le FN progresse

  • stagolee le lundi 26 mai 2014 à 14:55

    Nous venons de faire nos courses à l'instant même et, en ce qui nous concerne,nous ne voyons absolument pas l'effet de la déflation.

  • d.e.s.t. le lundi 26 mai 2014 à 14:49

    Il répète en boucle la même chose depuis des mois:quelqu'un peut-il le débrancher? sans doute quelques circuits internes ont fondu, ceux qui avaient été mis en place par Gold sacks!

  • guerber3 le lundi 26 mai 2014 à 11:27

    Preuve que l' Europe n'existe pas, si elle a besoin de ce genre de "cerveau"...!

  • M4661438 le lundi 26 mai 2014 à 11:18

    il travaille pour les USA et contre nous !

  • xaavidf le lundi 26 mai 2014 à 11:17

    Sans parler de € fort qui permet d'importer pour pas cher!

  • xela78 le lundi 26 mai 2014 à 11:17

    Ils nous ont gonflés pendant des années avec l'inflation et maintenant c'est l'inverse qui leur fait peur. Il faudrait savoir ce qui est bon ou mauvais.

  • xaavidf le lundi 26 mai 2014 à 11:16

    Je vois pas comment on peut faire autrement que augmenter le revenu des ménages. Hausse des salaires, baisse des impôts, hausse des prestations...je sais pas ce qu'il faut faire pour chaque pays européen, mais comment peut-on être surpris par la déflations quand on baisse par exemple les salaires des fonctionnaires et/ou le niveau des pensions (Esapagne, Grece, Portugal...) ou qu'on augmente massivement les impôts (France) et qu'on comprime les salaires dans le privé (partout!)?

  • AND.KOTE le lundi 26 mai 2014 à 11:14

    quand je vois sa tete j ai envie de vomir;il parles beaucoup mais ne fait rien de plus incompetent

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