La BCE va revoir à la baisse ses prévisions d'inflation-Weidmann

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    PARIS, 9 février (Reuters) - Les prévisions d'inflation pour 
2016 devront être révisées en forte baisse en raison de la 
faiblesse des cours du pétrole et la Banque centrale européenne 
(BCE) en discutera lors de la réunion de son conseil des 
gouverneurs début mars, a déclaré mardi Jens Weidmann. 
    "Les prévisions d'inflation pour cette année vont devoir 
être revues considérablement en baisse compte tenu de 
l'évolution des prix du pétrole", a dit le président de la 
Bundesbank à l'issue d'une réunion du Conseil économique et 
financier franco-allemand. 
    "Faut-il pour autant réviser la politique monétaire ? La 
Banque centrale européenne (BCE) en parlera lors de sa réunion 
début mars, ce que nous faisons toujours quand nous faisons de 
nouvelles projections", a-t-il ajouté.  
    La dernière prévision d'inflation de la BCE pour la zone 
euro en 2016, publiée début décembre, se situe à 1%.  
    La Commission européenne vient d'abaisser la sienne à 0,5%, 
contre 1% auparavant, en raison de l'accentuation de la 
faiblesse des cours du brut qui alimente les spéculations sur un 
nouveau geste de la BCE lors de sa réunion de début mars. 
    Jens Weidmann et François Villeroy de Galhau, le gouverneur 
de la Banque de France, ont estimé que la zone euro était 
relativement protégée des secousses conjoncturelles, notamment 
en Chine, qui entretiennent une grande volatilité sur les 
marchés financiers. 
    S'il y a "un peu plus de nuages dans le ciel conjoncturel 
qu'il y a quelques semaines (...) on ne peut pas dire qu'il va y 
avoir un effondrement de l'économie chinoise", a déclaré le 
premier, ajoutant : "Toutes les indications récentes montrent 
que la reprise est là en zone euro". 
    François Villeroy de Galhau a dit partager le diagnostic de 
son homologue allemand sur la volatilité "quelque peu excessive" 
des marchés financiers. 
    "Je pense qu'il faut savoir la dépasser dans ses variations 
instantanées face à une économie réelle qui donne en zone euro 
des signes de robustesse supérieurs. Bien sûr, il y a des 
risques à la baisse sur la croissance en zone euro mais toutes 
les indications récentes montrent que la reprise est là", a-t-il 
indiqué. 
 
 (Yann Le Guernigou et Leigh Thomas, édité par Yves Clarisse) 
 
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