La BCE va échanger ses titres grecs pour éviter des pertes

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LA BCE VA ÉCHANGER SES TITRES GRECS POUR ÉVITER DES PERTES, SELON DES SOURCES
LA BCE VA ÉCHANGER SES TITRES GRECS POUR ÉVITER DES PERTES, SELON DES SOURCES

FRANCFORT (Reuters) - Les banques centrales nationales de la zone euro sont prêtes à échanger les obligations souveraines grecques qu'elles détiennent en échange de nouveaux titres de dette, voulant par là éviter de subir des pertes à l'instar des créanciers privés d'Athènes, ont dit jeudi des sources de la zone euro.

La zone euro est en train de mettre la dernière main au deuxième plan de renflouement de la Grèce afin qu'il puisse être approuvé lundi à l'occasion de la réunion de l'Eurogroupe, ce qui ouvrira la voie à un échange des obligations détenues par les créanciers privés du pays contre de nouveaux titres.

Cet échange, qui doit permettre de réduire de 100 milliards d'euros le montant que la Grèce doit rembourser aux investisseurs, devrait inclure une clause juridique selon laquelle les détenteurs acceptent cette perte.

Cette clause mettrait la Banque centrale européenne (BCE) dans une position inconfortable, car toute perte pourrait être considérée comme un financement déguisé à l'Etat grec, ce que les statuts de l'institution excluent.

Deux sources de la zone euro ont déclaré que pour éviter cette situation, la BCE va échanger ses obligations grecques contre de nouveaux titres avant l'échange qui concernera les créanciers privés, ce qui lui permettra de ne pas avoir à prendre part à cette opération-là.

L'échange impliquant les banques centrales devrait avoir lieu ce week-end, ont ajouté le sources. Une source a souligné que cette mesure était d'ordre purement technique et que les termes de nouveaux titres seraient identiques à ceux des anciens.

La Banque centrale européenne (BCE) a refusé de commenter cette information.

Selon des sources de la zone euro, la BCE compte environ 50 milliards d'euros de dette grecque dans son bilan dans le cadre de son programme de rachats d'obligations ('Securities Market Programme') lancé en mai 2010.

Bureau de Francfort, Benoit Van Overstraeten et Jean Décotte pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

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  • marshaka le jeudi 16 fév 2012 à 21:30

    Vous vous moquez vraiment des gens en ecrivant des articles aussi plat ! Toutes ces tractions et autres échanges sont ridicules, la Grèce ne paiera jamais un centime, elle est en faillite !