La BCE s'en tient au papier pour les billets en euro

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UN NOUVEAU BILLET DE DIX EUROS
UN NOUVEAU BILLET DE DIX EUROS

FRANCFORT (Reuters) - Les billets de banque en euro resteront en papier, a annoncé lundi la Banque centrale européenne (BCE) qui a fait part de son intention de combattre la contrefaçon avec de nouvelles normes de sécurité et de ne pas recourir à des coupures en plastique.

Les billets de 500 euros, très prisés par la criminalité organisée, seront conservés, a par ailleurs indiqué Yves Mersch, membre du directoire de la BCE.

Une vingtaine de pays ont déjà choisi de fabriquer leurs billets de banque avec des polymères, dans le sillage de l'Australie qui les a adoptés en 1988.

La Grande-Bretagne devrait en faire autant en 2016.

"Nous avons observé avec grand intérêt ce que fait la Banque d'Angleterre et également ce que font d'autres banques centrales dans le monde et nous étudions leurs expériences", a dit Yves Mersch lors de la présentation d'un nouveau billet de dix euros.

"La conclusion de notre étude, c'est que nous allons conserver le système actuel."

Selon Yves Mersch, cette solution est la plus avantageuse en termes de coût et de sécurité. Il n'a toutefois donné aucune indication sur les économies entrevues. Les nouveaux billets de banques émis par la BCE seront revêtus d'une couche protectrice qui favorisera l'allongement de leur durée de vie.

La BoE a de son côté estimé que le passage au billet plastique permettrait d'économiser 100 millions de livres (120,8 millions d'euros) sur une décennie.

La BCE a présenté lundi un nouveau billet de 10 euros afin de lutter contre la hausse de la contrefaçon.

Le nombre de faux billets retirés de la circulation au second semestre de 2013 (353.000) a augmenté de 11,4% par rapport aux six mois précédents, a-t-elle précisé.

Il s'agit du chiffre le plus élevé depuis fin 2010 même si, avec 15 milliards de billets en circulation, il reste faible en pourcentage.

Selon la BCE, le nouveau billet de 10 euros devrait permettre de lutter plus efficacement contre la contrefaçon, qui concerne toutefois surtout les coupures de 20 et 50 euros.

Paul Carrel, Tangi Salaün et Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Joanny

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