La BCE protégera les banques si elle agit à nouveau-Constancio

le
0
 (Actualisé avec déclarations sur les banques) 
    NEW YORK, 19 février (Reuters) - La Banque centrale 
européenne prendrait soin de protéger les banques de la zone 
euro si elle devait décider d'assouplir davantage sa politique 
monétaire, a déclaré vendredi le vice-président de la BCE. 
    Tout nouvel assouplissement ferait en sorte de limiter 
"l'impact direct, immédiat sur le coût pour les banques", a dit 
Vitor Constancio lors d'un événement organisé par Reuters à New 
York.  
    "Je regarde ce qui peut être fait si nous décidons 
d'assouplir un peu plus, comment amortir l'effet sur les banques 
comme d'autres pays l'ont fait -- la Suisse, le Japon, etc", 
a-t-il dit, faisant référence à d'autres pays ayant opté pour 
des taux d'intérêt négatifs. 
    La Banque du Japon, par exemple, limite sa politique de taux 
négatifs uniquement aux excédents des montants de réserves 
obligatoires que les banques doivent déposer auprès de la banque 
centrale. 
    La BCE avait envisagé une telle option avant sa réunion de 
politique monétaire de décembre, au cours de laquelle elle a 
abaissé le taux de sa facilité de dépôt, à -0,3% contre -0,2%. 
    Jugée trop compliquée, cette proposition n'avait cependant 
pas été retenue par la commission préparant les travaux du 
Conseil des gouverneurs. 
    Les banques européennes souffrent dans un environnement de 
taux extrêmement bas. Leurs actions ont reculé d'environ 20% en 
Bourse depuis le début de l'année. 
    L'institution de Francfort n'a pas encore arrêté de décision 
pour sa prochaine réunion de politique monétaire le 10 mars mais 
elle pourrait décider d'agir à nouveau si elle juge que le 
redressement de l'inflation est retardé, a encore dit Vitor 
Constancio.  
    "Le principal pour nous en ce qui concerne nos décisions, ce 
sont les perspectives d'inflation à l'avenir. Nous ne nous 
attendons pas à atteindre notre objectif à court terme mais à 
progresser dans cette direction", a-t-il dit, précisant qu'il 
s'attendait à voir l'inflation remonter au second semestre de 
cette année. 
    "Si la conclusion du conseil des gouverneurs est que cette 
trajectoire est menacée et que le retard de la normalisation 
s'amplifie (...) il pourrait décider d'agir", a-t-il ajouté. 
    L'objectif de la BCE est une inflation légèrement inférieure 
à 2%. Ses responsables, en premier lieu son président Mario 
Draghi, préparent les esprits depuis plusieurs semaines à un 
nouvel assouplissement monétaire le 10 mars. 
 
 (Jonathan Spicer et Tomasz Janowski; Bertrand Boucey et Patrick 
Vignal pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant