La BCE prévient que son bazooka est armé

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Le patron de la Bundesbank était le seul dirigeant de la BCE à s'opposer au programme de rachat de dette publique des pays en difficulté annoncé par le président de l'institution, Mario Draghi, en septembre 2012.
Le patron de la Bundesbank était le seul dirigeant de la BCE à s'opposer au programme de rachat de dette publique des pays en difficulté annoncé par le président de l'institution, Mario Draghi, en septembre 2012.

La Banque centrale européenne prépare-t-elle son arme ultime pour garantir la reprise dans la zone euro ? Un des principaux obstacles à une politique monétaire exceptionnelle d'achats massifs d'actifs financiers, comme ceux pratiqués par la Réserve fédérale américaine, vient en tout cas de tomber. Le puissant patron de la Banque centrale allemande a ouvert la porte à une telle hypothèse mardi. Le très rigoriste Jens Weidmann, qui avait été le seul à voter en septembre 2012 contre le programme de rachat de dettes publiques potentiellement illimité des pays en difficulté (jamais activé, mais qui avait calmé l'inquiétude des marchés sur l'avenir de la zone euro), a bien sûr précisé qu'il préférerait voir l'institution de Francfort acheter des actifs privés, comme des obligations d'entreprises, plutôt que des obligations publiques. Il n'empêche, il n'a pas écarté non plus cette dernière hypothèse, qui pourrait faire baisser les taux d'intérêt et soulager les banques. Cela fait des mois que la BCE subit des pressions pour prendre de nouvelles mesures pour lutter plus fermement contre le risque de déflation, une spirale de baisse des prix, dont certains redoutent qu'elle ne vienne casser la timide reprise de la zone euro. Lorsque les ménages se mettent à anticiper une future valse à la baisse des étiquettes, le risque est en effet qu'ils reportent leurs achats de biens durables et que les carnets de commandes des entreprises se vident....

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