La BCE pourrait accepter les titres grecs avec des réformes-Draghi

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(Actualisé avec commentaires sur la Grèce) BRUXELLES, 25 février (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) est prête à accepter de nouveau les obligations d'Etat de la Grèce en garanties de ses opérations de financement dès lors que le gouvernement grec respecte ses promesses de réformes, a déclaré mercredi Mario Draghi. Le président de la BCE a défendu l'action de son institution devant le Parlement européen, au cours d'échanges parfois houleux avec certains eurodéputés. Il a assuré que la BCE pourrait revenir sur le refus des obligations grecques décidé le 4 février, qui a de fait privé les banques grecques d'une importante source de financements et les a contraintes à se reposer essentiellement sur des liquidités d'urgence pour éviter de s'effondrer. "La BCE n'avait d'autre choix que de lever cette dérogation", a déclaré Mario Draghi en élevant la voix pour couvrir les apostrophes de certains élus, notamment du Grec indépendant Notis Marias, contestant l'attitude de l'institution de Francfort à l'égard du nouveau gouvernement à Athènes élu le 25 janvier sur la promesse de mettre fin aux politiques d'austérité. "Une fois cela dit, nous sommes prêts à réinstaurer la dérogation dès que le Conseil des gouverneurs aura jugé que les conditions pour une sortie réussie du programme d'aide sont réunies", a ajouté Mario Draghi. Rien n'indique toutefois dans les propos de Mario Draghi que la BCE pourrait rapidement accepter à nouveau les obligations grecques en garanties. Mario Draghi a exprimé mardi des réserves sur les réformes proposées par le gouvernement grec en l'invitant en termes voilés à ne pas décourager les contribuables de payer leurs dettes et leurs impôts. ID:nL5N0VY4VL SE RAPPROCHER D'UNE "VÉRITABLE" UNION MONÉTAIRE Lors de son intervention devant le Parlement européen, très peu garni pour l'occasion, le président de la BCE a aussi jugé que les mesures exceptionnelles annoncées ces derniers mois par son institution avaient déjà eu des effets positifs sur le crédit. La BCE a déjà mis en oeuvre un programme d'achats d'obligations sécurisées ("covered bonds") et de titres adossés à des actifs (ABS); elle doit commencer le mois prochain à acheter des emprunts d'Etat pour porter le montant de ses achats à 60 milliards d'euros par mois. Cette politique dite d'assouplissement quantitatif ("quantitative easing", QE) vise à favoriser le crédit et à faire remonter l'inflation. "Dans les faits, nous avons déjà observé certains effets positifs de ces mesures", a dit Mario Draghi aux députés européens. "Les conditions financières sur les marchés monétaires et obligataires de l'ensemble de la zone euro se sont encore améliorées. De même, les taux des prêts aux ménages et aux entreprises ont diminué considérablement." "La dynamique du crédit a continué de s'améliorer, la croissance du crédit au secteur privé devenant positive en décembre pour la première fois depuis la mi-2012", a-t-il ajouté. Mario Draghi a encouragé les pays de la zone euro à mettre en oeuvre des réformes "déterminantes" de leurs économies et à progresser vers un mode plus concerté de gouvernement afin de se rapprocher d'une "véritable" union monétaire. La Commission européenne a exigé mercredi davantage d'efforts de réduction du déficit public de la France, dont la situation sera réévaluée dans les prochains mois, tout en prônant de reporter à 2017 l'obligation de le ramener sous la limite de 3% du PIB. ID:nL5N0VZ4X4 * La déclaration préliminaire de Mario Draghi (en anglais): http://bit.ly/1akf1pU (Paul Carrel et John O'Donnell; Marc Angrand et Bertrand Boucey pour le service français)

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  • marc.vui le jeudi 26 fév 2015 à 11:25

    soit pas jaloux des allemands assument tes faiblesses!!! pour le Français c'est toujours la faute du voisin

  • M8609467 le jeudi 26 fév 2015 à 08:46

    mario draghi a été élu par qui encore un mec qui a la botte des allemands

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