La BCE modifie les garanties demandées aux banques

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FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé mercredi avoir modifié la réglementation en matière de garanties demandées aux banques, acceptant certains actifs et limitant l'acceptation d'autres, une décision globalement perçue par les analystes comme un net assouplissement.

"L'Eurosystème a aboli le critère d'éligibilité selon lequel les instruments de dette, autres que les obligations sécurisées, émis par les organismes de crédit, ne sont acceptables que s'ils sont négociables sur un marché réglementé", lit-on dans le communiqué de la BCE.

Les analystes soulignent qu'avant, la BCE listait précisément les actifs qu'elle acceptait en nantissement de ses opérations de liquidité.

Cet assouplissement intervient alors que les acteurs du marché craignent un retour à une situation d'assèchement du crédit, la confiance s'amenuisant dans les banques de la région avec la crise de la dette souveraine.

"Elle essaie vraiment de faciliter l'accès à la liquidité pour les banques", commente Marie Diron, économiste chez Oxford Economics. "Elle essaie d'éviter qu'il y ait des problèmes dans le secteur qui se propageraient ensuite à l'économie."

Selon le directeur financier de la Deutsche Bank, les banques ne peuvent plus obtenir de financements à court terme de leurs consoeurs sans présenter de garanties.

"Le marché du financement sans garantie est complètement gelé", a déclaré Stefan Krause.

Parallèlement, la BCE veut limiter l'utilisation des instruments de dette non sécurisés émis par les banques.

"Ce genre d'actifs ne pourra être utilisé en garantie que dans la limite où la valeur qui leur est assignée ne dépasse pas 5% de la valeur totale de la garantie présentée", annonce la BCE. La limite était auparavant fixée à 10%.

Marie Diron relativise cette mesure plus contraignante en soulignant que ce type d'instruments était peu utilisé récemment par les grandes banques.

Cela veut également dire que la BCE, tout en se montrant conciliante, n'est pas prêt à accepter n'importe quel type de garantie.

"Elle dit qu'elle ne veut pas accepter toute la camelote, qu'elle n'a pas l'intention de jouer les banques-poubelles", souligne Carsten Brzeski, économiste chez ING.

Sakari Suoninen, Danielle Rouquié pour le service français, édité par Catherine Monin

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  • squal72 le mercredi 21 sept 2011 à 17:02

    Ils bidouillent !!!!! C'est pas clair leur bordel !!!!