La BCE met de facto l'Italie sous tutelle 

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Il n'est pas question pour les faucons de Francfort de voler au secours de Rome en mettant des sommes colossales en jeu si l'Italie ne respecte pas un plan de marche drastique.

Si ce n'est pas un programme de gouvernement ou une mise de l'Italie sous tutelle, c'est tout comme. Vendredi, Jean-Claude Trichet et son successeur désigné Mario Draghi ont envoyé une lettre commune à Silvio Berlusconi énonçant les conditions posées par la BCE à l'acquisition de titres d'État italiens sur le marché secondaire. Conditions précises et contraignantes, derrière lesquelles on peut lire la griffe de l'actuel gouverneur de la Banque d'Italie, futur patron de la BCE. La lettre aurait dû rester secrète : le Corriere della Sera en a fait état lundi matin, après que le directoire de la banque centrale de la zone euro, qui a longuement hésité devant les réticences des gouverneurs allemands et hollandais, a donné son feu vert à des achats de titres italiens et espagnols.

Plan de marche drastique 

La BCE semble reprocher aux plans antérieurs de Silvio Berlusconi d'être inadéquats, trop génériques, trop étalés dans le temps. Aussi pose-t-elle ses

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