La BCE défend sa crédibilité

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D'une main, la Banque centrale européenne rachète ce vendredi de la dette d'État. De l'autre son président, Mario Draghi, défend ce même jour avec véhémence son indépendance et son unique objectif de stabilité des prix.

Grand écart à la Banque centrale européenne. Mario Draghi, a averti ce vendredi qu'une banque centrale «peut perdre sa crédibilité rapidement» et que «cela aurait un coût économique et social énorme». Il fait référence à la demande des marchés et de la France, qu'il rejette, consistant à ce que la BCE rachète massivement de la dette d'État afin d'enrayer la hausse des taux d'intérêt en zone euro et de mettre fin à la crise. Une politique que l'institution se refuse à mener au nom de ses principes économiques.

«Notre crédibilité implique le succès de notre politique monétaire d'ancrer les perspectives d'inflation à moyen et long terme (...) pour soutenir la croissance, la création d'emplois et la stabilité financière. Et nous faisons cette contribution en toute indépendance», a insisté Mario Draghi. Entre les lignes, le président de l'institution européenne veut faire comprendre que si elle intervenait plus massivement en rachetant de la dette des p

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