La BCE commence à acheter des obligations sécurisées

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* Mise en oeuvre d'un nouveau soutien au crédit * Peu de réactions sur les marchés * La BCE doit aussi acheter des ABS d'ici la fin de l'année (Actualisé avec précisions, réaction des marchés, contexte) par Eva Taylor et Blaise Robinson FRANCFORT/PARIS, 20 octobre (Reuters) - La Banque centrale européenne a commencé à acheter des obligations sécurisées, a déclaré lundi un porte-parole de l'institution, confirmant l'ouverture par l'institution d'un nouveau front dans sa politique de soutien au crédit et à l'activité économique et de lutte contre les risques de déflation. Ce plan d'achats d'obligations sécurisées vient s'ajouter aux prêts massifs à quatre ans à taux très faible accordés aux banques de la zone euro, les TLTRO, et doit être complété par des achats de titres adossés à des actifs (ABS) d'ici la fin de l'année. En achetant sur les marchés des titres qui sont inscrits au bilan des banques, la BCE espère inciter ces dernières à prêter davantage aux entreprises et aux ménages afin de relancer l'activité. La réaction des marchés à l'annonce des premiers achats d'obligations sécurisées a toutefois été limitée lundi. Vers 11h20 GMT, l'indice Stoxx européen des banques .SX7P perdait 0,56% alors que le FTSEurofirst 300 .FTEU3 abandonnait 0,95%. Les investisseurs attendent surtout les résultats de la "revue de la qualité des actifs" (AQR) des principales banques de la zone euro que la BCE doit publier dimanche. Les obligations sécurisées sont des dettes garanties par des portefeuilles de prêts d'excellente qualité, principalement au secteur immobilier ou au secteur public, et l'Europe représente 90% du marché mondial de cette catégorie de titres, Danemark, Allemagne, Espagne, France et Suède en tête. La BCE doit commencer avant la fin du quatrième trimestre à acheter des ABS, a-t-elle précisé au début du mois, et elle adjugera une nouvelle enveloppe de TLTRO en décembre. L'institution espère que cet arsenal de mesures non-conventionnelles aura progressivement des effets positifs sur le crédit et la croissance tout en favorisant une remontée de l'inflation vers son objectif d'un chiffre inférieur à mais proche de 2%. L'inflation dans la zone euro n'a été que de 0,3% en rythme annuel en septembre et elle se situe depuis bientôt un an dans ce que le président de la BCE, Mario Draghi, appelle la "zone de danger", soit en dessous de 1%. La BCE estime que ses différentes mesures de soutien auront un impact "notable" sur son bilan, qui pourrait remonter à son niveau de début 2012, époque à laquelle il avoisinait 3.000 milliards d'euros. Début octobre, le bilan de la banque centrale dépassait légèrement 2.000 milliards d'euros. (Eva Taylor; Patrick Vignal et Marc Angrand pour le service français, édité par Nicolas Delame)


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