La BCE, amie des riches

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Hollande et Montebourg ont salué les mesures prises jeudi par la BCE.
Hollande et Montebourg ont salué les mesures prises jeudi par la BCE.

La politique monétaire a ceci de commun avec le football que le fait de ne pas y connaître grand-chose n'empêche pas d'avoir un avis, et surtout de le donner. Les hommes politiques français ne s'en privent pas, qui ont pris l'habitude - une exception en Europe - de donner régulièrement leur opinion sur la politique de la Banque centrale européenne (BCE), le plus souvent pour l'adjurer d'avoir une stratégie de jeu plus offensive. Chacun se transforme volontiers en gouverneur de l'institut d'émission comme chacun se voit sélectionneur de l'équipe de France et les critiques n'épargnent pas plus Mario Draghi, ou avant lui Jean-Claude Trichet, que Didier Deschamps ou Raymond Domenech.La science monétaire n'a pourtant pas grand-chose à envier à la physique quantique en matière de complexité. Pour preuve, la liste des mesures annoncées jeudi 5 juin par la BCE : une baisse de 10 points de base, à 0,15 %, du taux d'intérêt des opérations principales de refinancement de l'Eurosystème ; une réduction de 35 points de base, à 0,40 %, du taux d'intérêt de la facilité de prêt marginal : une baisse de 10 points de base, à - 0,10 %, du taux d'intérêt de la facilité de dépôt : la création de T-LTRO (targeted long term refinancing operations) venant s'ajouter aux LTRO déjà mis en place, l'arrêt des opérations de stérilisation de ses rachats d'obligations (SMP) et des travaux préparatoires à un programme de rachat de créances titrisées d'entreprises...

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  • M4328752 le vendredi 6 juin 2014 à 19:55

    LOL, enfin un titre digne.

  • heimdal le vendredi 6 juin 2014 à 11:59

    Et ennemie de la classe moyenne .