La BCE accueille avec circonspection le plan de réformes grec

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FRANCFORT, 24 février (Reuters) - Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a salué mardi le plan de réformes présenté par la Grèce tout en soulignant qu'il surveillerait de près l'évolution des dossiers sur lesquels Athènes s'éloigne de ses engagements initiaux. Dans une lettre au président de l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro, Mario Draghi déclare que même si certaines des réformes proposées par le gouvernement d'Alexis Tsipras ont besoin d'être précisées, le plan suffit à justifier la poursuite de l'aide à Athènes. "Notre première impression est que le document couvre un large éventail de réformes et de ce point de vue, il est suffisamment complet pour constituer le point de départ valide d'une conclusion favorable de l'examen", a écrit Mario Draghi à Jeroen Dijsselbloem, le ministre néerlandais des Finances, qui préside l'Eurogroupe. Le soutien du président de la BCE est important car l'institution de Francfort joue un rôle clé dans le financement des banques grecques. Elle a évoqué vendredi la possibilité de leur rendre l'accès à ses opérations de refinancement en acceptant de nouveau comme garantie les obligations bancaires et les emprunts d'Etat grecs. La BCE a privé ces titres du statut de garantie au début du mois et les banques grecques dépendent depuis de la "fourniture de liquidité d'urgence" (ELA) assumée par la seule banque centrale nationale grecque, facilité dont le montant global reste du ressort de la BCE. Le communiqué publié mardi par cette dernière ne fait pas mention d'une modification imminente de ce dispositif. Tout en exprimant son soutien aux projets énumérés par le gouvernement Tsipras, Mario Draghi laisse clairement entendre qu'il attend d'Athènes le respect de ses engagements antérieurs. "Les engagements mis en avant par les autorités diffèrent des engagements du programme existant dans un certain nombre de domaines", écrit-il. "Dans ces cas, nous devrons juger pendant l'examen si les mesures acceptées par les autorités sont remplacées par des mesures de qualité égale ou supérieure." Les projets de réformes présentés par Athènes à ses partenaires de la zone euro reviennent en partie sur le programme électoral de Syriza, le parti d'Alexis Tsipras. ID:nL5N0VY4KX (John O'Donnell, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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  • guerber3 le mardi 24 fév 2015 à 18:52

    Entre voyous, on se comprend parfaitement...et on parle d' autres choses... parce que la BCE, c'est un " Goldman Sachs "...!

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