La BCE accepte de nouveau la dette grecque comme garantie

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LA BCE ACCEPTE DE NOUVEAU LA DETTE GRECQUE COMME GARANTIE
LA BCE ACCEPTE DE NOUVEAU LA DETTE GRECQUE COMME GARANTIE

FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) a rendu mercredi aux banques grecques l'accès à ses financements à taux très faibles en annonçant qu'elle accepterait de nouveau la dette souveraine grecque comme garantie pour ses opérations.

L'institution lève ainsi une mesure de restriction en vigueur depuis le mois de juillet, ce qu'elle justifie par les progrès récents accomplis par la Grèce en matière de réformes, de réduction des déficits et de privatisations.

Cette décision, qui s'appliquera dès vendredi 21 décembre, intervient quelques jours après le feu vert des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne à l'accord conclu sur le versement de la prochaine tranche d'aide à la Grèce, qui éloigne pour plusieurs mois le risque d'un défaut ou d'une sortie de l'Etat hellénique de la zone euro.

Les banques grecques sont les principales détentrices de la dette publique émise par Athènes, ce qui signifie que la dernière décision de la BCE leur permettra d'accéder aux financements bon marché proposés par la banque centrale, donc d'accroître leur capacité de prêt.

La Bourse d'Athènes a amplifié sa progression après l'annonce de la mesure et gagnait 4,81% en fin de séance, tandis que l'indice local des valeurs bancaires affichait un bond de 9,94%.

Parallèlement, le rendement de la dette à dix ans grecque sur le marché secondaire reculait de près de 1,5 point à 11,43%.

La décision de la BCE intervient aussi au lendemain du relèvement de six échelons de la note souveraine de la Grèce par l'agence Standard & Poor's.

Incapables depuis juillet de se financer aux guichets de la BCE, les banques grecques étaient devenues dépendantes du mécanisme de "soutien exceptionnel à la liquidité" (Emergency Liquidity Assistance ou ELA), fourni par la Banque de Grèce sur accord de la BCE.

En août, cette dernière avait relevé le plafond du montant de billets de trésorerie que la Banque de Grèce pouvait accepter comme garantie à l'ELA afin d'éviter la cessation de paiement à Athènes en attendant que les bailleurs de fonds internationaux s'accordent sur le versement de l'aide.

Thomas Atkins, Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison

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