La bataille continue à Alep, le Conseil de sécurité se réunit

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ESACALDE MILITAIRE À ALEP ET RÉUNION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ
ESACALDE MILITAIRE À ALEP ET RÉUNION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ

par Suleiman Al-Khalidi

AMMAN (Reuters) - L'aviation syrienne et l'aviation russe ont bombardé dimanche un camp stratégique au nord d'Alep, repris par les insurgés syriens qui en avaient perdu le contrôle la veille, ont rapporté les rebelles et l'armée de Bachar al Assad.

A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir ce dimanche à 15h00 GMT, à la demande des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni, pour débattre de l'escalade militaire en cours à Alep. L'offensive menée par l'armée syrienne et ses alliés russe et iranien rend momentanément illusoire tout espoir d'une initiative diplomatique.

Les avions syriens et russes ont continué dimanche de pilonner des quartiers d'habitation d'Alep, détruisant des immeubles de la partie orientale aux mains des insurgés, ont déclaré des habitants et des rebelles. Plus de 250.000 civils sont pris au piège dans la partie orientale.

Les rebelles précisent que le régime soutenu par la Russie utilise des bombes d'une puissance accrue pour récupérer le camp d'Handarat, qui abrite des réfugiés palestiniens à quelques kilomètres au nord d'Alep et qui est situé sur des hauteurs surplombant un important axe routier.

"Nous avons repris le camp mais le régime l'incendie avec des bombes au phosphore. Nous avons pu nous protéger mais le bombardement a brûlé nos véhicules", a dit Abou al Hassanien, commandant de la cellule des opérations rebelles.

L'armée syrienne, appuyée par des milices iraniennes et des combattants de Hezbollah libanais, a reconnu avoir perdu le contrôle du camp.

Selon des habitants, les frappes aériennes qui visent l'est d'Alep depuis l'annonce de l'offensive jeudi sont plus intenses que jamais. Des dizaines de personnes ont trouvé la mort au cours des derniers jours. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), au moins 45 personnes, dont dix enfants, ont péri samedi dans l'est d'Alep. L'armée syrienne, elle, assure ne viser que les insurgés.

NAPALM ET ARMES CHIMIQUES

Les frappes aériennes de samedi ont visé au moins quatre quartiers de la partie orientale, ont déclaré des responsables rebelles qui pensent que la majeure partie d'entre elles ont été menées par l'armée de l'air russe. Une vidéo d'un site bombardé montre d'énormes cratères de plusieurs mètres de profondeur et de largeur.

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, qui avait réussi à obtenir une trêve après des mois d'intense diplomatie, a plaidé en vain cette semaine en faveur d'un arrêt des frappes aériennes russes.

Dans une interview diffusée dimanche, le secrétaire au Foreign Office, Boris Johnson, a jugé la Russie coupable de prolonger la guerre en Syrie et estimé qu'elle avait peut-être commis des crimes de guerre en visant un convoi d'aide humanitaire.

"La Russie est coupable de faire durer cette guerre et de la rendre encore plus atroce", a-t-il dit à la BBC.

Quant au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, il a condamné samedi une "effrayante escalade militaire" à Alep.

Pour les groupes rebelles soutenus par les Occidentaux, les bombardements des zones assiégées d'Alep rendent tout processus de négociations vain tant que les combats ne cesseront pas et qu'il n'y aura pas des livraisons d'aide humanitaire sous l'égide de l'Onu.

Dans une déclaration signée par plus de 30 groupes rebelles, dont la plus importante faction soutenue par la Turquie, les pays du Golfe et l'Occident, les insurgés estiment que les bombardements qui ont fait des dizaines de morts ces jours derniers sont "sans précédent" et rendent vain tout processus politique que pourrait chercher à relancer Moscou et Washington.

Les rebelles disent en outre dans leur déclaration ne pas pouvoir accepter que la Russie soit le parrain d'un processus de négociations, car elle soutient le régime de Damas "dans ses crimes contre notre peuple". Selon eux, les forces syriennes utilisent du napalm et des armes chimiques.

(avec Laila Bassam; Pierre Sérisier pour le service français)

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  • delapor4 il y a 2 mois

    La stratégie des terroristes c'est de tuer le plus possible de civils pour le plus grand bénéfice d'Israël pour qui ils travaillent depuis le début. Tout comme l'OTAN, simple courroie de transmission...

  • delapor4 il y a 2 mois

    Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a dit : "Certains pays continuent de verser des larmes de crocodile sur la situation des Syriens dans certaines zones pendant que ces mêmes pays continuent de soutenir et armer les terroristes qui empêchent la livraison de l'aide humanitaire".