La bataille Casino-Galeries Lafayette se poursuit

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LA BATAILLE CASINO-GALERIES LAFAYETTE SE POURSUIT
LA BATAILLE CASINO-GALERIES LAFAYETTE SE POURSUIT

PARIS (Reuters) - La bataille entre Casino et Galeries Lafayette autour de leur filiale Monoprix se poursuit, Galeries Lafayette expliquant désormais vouloir acheter la part de Casino, qui répond qu'il n'est pas vendeur mais acheteur.

Le président du directoire des Galeries Lafayette et PDG de Monoprix, Philippe Houzé, déclare dans un entretien publié samedi que Casino examinera lundi une offre d'achat de ses 50% de Monoprix par Galeries Lafayette pour 1,35 milliard d'euros.

Casino a répliqué qu'il n'était pas vendeur mais qu'il était toujours prêt à acheter les 50% détenus par Galeries Lafayette mais à un "juste prix".

Le conseil d'administration de Casino lundi est le conseil habituel d'examen des comptes du groupe qui publiera ses résultats mardi. Une source proche du dossier a précisé que la dispute sur la valorisation de Monoprix serait abordée.

"Casino tient à préciser qu'il n'a jamais été et n'est pas vendeur de sa participation de 50% dans Monoprix. Monoprix est pour Casino un actif stratégique", explique Casino dans une déclaration.

"Si les Galeries Lafayette souhaitent vendre leur participation dans Monoprix, comme cela semble être le cas, Casino est prêt à la racheter mais à un juste prix fondé sur des hypothèses financières réalistes tenant compte de la réalité du contexte économique et de la valorisation actuelle des entreprises de distribution", poursuit Casino.

La valorisation de Monoprix fait l'objet d'un différend entre ses deux propriétaires, Casino estimant la part de 50% à 700 millions d'euros contre les 1,35 milliard estimé par Galeries Lafayette.

Dans un entretien au Figaro, Philippe Houzé déclare pour sa part que "les Galeries Lafayette ont réitéré leur offre du 10 février de racheter à Casino sa part pour 1,35 milliard d'euros".

Le PDG de Casino "Jean-Charles Naouri m'a assuré que l'offre serait étudiée au conseil de lundi", ajoute-t-il. "Nous avons les moyens de financer cette offre, si elle était acceptée."

Jean-Baptiste Vey et Dominique Vidalon

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