La Basse-Saxe a failli retirer son soutien au directoire de VW - source

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    par Andreas Cremer 
    BERLIN, 16 mai (Reuters) - Les représentants de la 
Basse-Saxe, actionnaire historique de Volkswagen  VOWG_p.DE , a 
envisagé de retirer son soutien à l'équipe dirigeante du 
constructeur lors d'une réunion du conseil de surveillance mais 
il y a renoncé pour éviter d'affaiblir encore l'entreprise, 
a-t-on appris de source proche du Land.  
    Des représentants du gouvernement de Basse-Saxe ont exposé 
leurs arguments lors de ce conseil de surveillance, la semaine 
dernière, dans le cadre du débat sur le quitus du conseil à la 
gestion du groupe en 2015.  
    Ils ont renoncé à voter contre après un plaidoyer du 
président du conseil, Hans Dieter Pötsch, de peur que leur 
position ne soit interprétée comme un vote de défiance à l'égard 
de la direction et de diviser le conseil, a expliqué la source à 
Reuters. 
    VW s'est refusé à tout commentaire.  
    Le conseil de surveillance, à l'issue de la réunion du 10 
mai, a recommandé aux actionnaires de ratifier la gestion de 
l'équipe dirigeante, y compris celle du président du directoire, 
Matthias Müller, lors de l'assemblée générale annuelle convoquée 
le 22 juin.  
    Le soutien de la Basse-Saxe - qui possède 20% du capital du 
groupe automobile - est crucial pour la direction, tout comme 
celui des deux autres grands actionnaires, les familles Piëch et 
Porsche d'un côté, l'émirat du Qatar de l'autre.  
    La source a déclaré à Reuters que la Basse-Saxe, qui détient 
deux des 20 sièges du conseil de surveillance, s'était 
initialement opposée au quitus dans l'attente des conclusions 
des enquêtes en cours sur le scandale du trucage des tests 
anti-pollution.  
     
    LA BASSE-SAXE IRRITÉE PAR LA RÉMUNÉRATION DES DIRIGEANTS 
    Le cabinet juridique américain Jones Day doit rendre dans 
les semaines à venir un rapport sur la responsabilité des 
dirigeants dans ce scandale, qui s'est pour l'instant soldé par 
une perte d'exploitation annuelle de 4,1 milliards d'euros et a 
conduit le groupe à négocier avec les autorités américaines un 
accord amiable de près de 10 milliards de dollars (8,8 milliards 
d'euros).  
    La source a précisé que Pötsch avait fortement soutenu le 
directoire tout en soulignant les risques qu'engendrerait une 
division au sein du conseil, et que les représentants du Land, 
son ministre-président, Stephan Weil, et son ministre de 
l'Economie et du Travail, Olaf Lies, avaient fini par céder à 
ses arguments.  
    "Cela aurait été perçu comme un vote de défiance dans la 
direction", a dit la source, qui a requis l'anonymat. "La 
Basse-Saxe a intérêt à ce que VW arrive à aller de l'avant." 
    Une porte-parole de Weil s'est refusée à tout commentaire.  
    La source a précisé que Weil était très mécontent de 
l'accord conclu sur les bonus des dirigeants, un sujet devenu 
sensible au sein du groupe.  
    Le conseil de surveillance a décidé le mois dernier de 
réduire de 30% la part variable de la rémunération des membres 
du directoire, tout en précisant que la réduction leur serait 
restituée si l'action de préférence Volkswagen progressait de 
25% d'ici 2019 par rapport à un cours de référence de 112 euros. 
    Le titre a fini vendredi à 129,20 euros.  
    "Nous avons réalisé que nous n'avions aucun moyen juridique 
(de supprimer les bonus) contre la volonté des dirigeants",  a 
dit la source. "Nous ne prévoyons pas de rouvrir le débat." 
    VW doit payer au titre de 2015 quelque 63,2 millions d'euros 
de rémunérations fixes et variables au 12 membres et ex-membres 
du directoire.  
    Les salariés, eux, recevront une prime 2015 de 3.950 euros, 
contre 5.900 euros pour 2014, a annoncé le groupe vendredi.  
     
 
 (Marc Angrand pour le service français) 
 

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