La banque reste l'interlocuteur privilégié des investisseurs européens

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(NEWSManagers.com) - En 2011, les banques restent le premier partenaire des épargnants européens pour l'achat de produits et services financiers, selon l'enquête annuelle de Fidelity sur la confiance des investisseurs européens et français. Une prééminence que conforte vraisemblablement le contexte actuel avec une priorité donnée au " connu" , au " simple" , au " rassurant" , tant pour les produits et placements financiers que pour les partenaires.

Parmi les facteurs de stabilité et de fidélité, la relation de long terme est le 1er motif cité (par les 37% de ceux qui déclarent avoir des raisons de rester fidèles), suivi de près par la qualité du conseil (35%). Si l'étude révèle que 68% des Européens ayant souscrit un produit financier au cours des 12 derniers mois l'ont fait via une banque, en France le plébiscite est nettement supérieur puisque les investisseurs sont 78% à préférer la banque comme interlocuteur. Comparée à 2010, la moyenne européenne est en baisse de 6 points (68% contre 74%) tandis que les Français se maintiennent au même niveau (78%).

Il est intéressant de noter que les conseillers indépendants sont dans 7 des 14 pays, le deuxième intermédiaire, devant les assurances et après les banques. Quant aux investisseurs plus autonomes, ils sont 15% à préférer les courtiers en ligne.

Au-delà de ce constat de stabilité et de fidélité, l'étude laisse entrevoir certaines fragilités. La confiance des épargnants européens dans leurs intermédiaires financiers a été globalement ébranlée en 2011. Ils sont près d'un tiers (31%) à déclarer avoir moins confiance dans leur intermédiaire financier depuis la crise de 2008 et 33% en France. En dehors de la Pologne, tous les pays montrent une baisse de confiance (en moyenne 11 points d'écart avec ceux qui disent avoir davantage confiance). Plus que la qualité des conseils dont les épargnants peuvent reconnaître la difficulté par les temps actuels, c'est le manque de réactivité (premier critère avec 25%) et le manque d'écoute (deuxième critère avec 22%) qui sont épinglés.

Le distributeur en général apparait moins influent dans les décisions d'achat. 45% des Européens considèrent cependant leur banque ou assureur comme influente dans leur choix, et le chiffre monte à 53% en France. Loin derrière, les conseillers financiers indépendants (16%), les sites Internet des fournisseurs (12%) et enfin la famille et les amis (8%).

Constat rassurant cependant, 47% des Européens et 48% des Français déclarent avoir de bonnes raisons de rester avec leur intermédiaire financier et aucune raison d'en changer. Et même s'ils sont 43% (et 38% en France) à avoir également quelques raisons d'en changer, ils ne sont que 10% (et 14% en France) à avoir plus de raisons de quitter leur intermédiaire que de rester avec lui. C'est alors principalement les niveaux élevés de frais (41% en Europe et 37% en France) et le niveau de conseil (30%) qui sont pointés du doigt.

info NEWSManagers

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